J’ai trouvé l’amour sur un site de sugar daddy, d’une façon non traditionnelle.

miralidou
miralidou
J’ai toujours été très attirée par la danse classique. À l’âge de 5 ans, alors que les filles de mon âge passaient le plus clair de leur temps devant les comtes de Disney, c’est devant les ballets que je passais le mien. Casse-noisette m’a ainsi motivée à commencer la danse classique. Quatorze ans de pratique m’ont permis de me faire une réputation dans ce milieu plutôt fermé. Après deux lauréats internationaux au niveau junior, j’étais déterminée à faire de ma passion mon métier. Née en Grèce, Je suis aujourd’hui professeur de danse classique et danseuse professionnelle de ballets à Paris.
Me voilà donc, à l’âge de 25 ans dans un pays qui n’est pas le mien et contrainte à un emploi du temps qui ne place ni aux rencontres et par conséquent, pas non plus à quelque forme d’érotisme. Entre répétitions, ballets, cours de danse et rencontres avec les parents de mes élèves, me voilà entrée dans une routine « métro – danse – pansement – dodo ».
Comme chaque problème a sa solution, je me suis inscrite sur plusieurs sites de rencontres avec des critères assez simples et une description de profil très directe : « je recherche un Homme, pas un garçon. J’entends par là une personne qui sait ce qu’elle veut, qui sait me traiter comme une Femme, et qui par-dessus tout respecte la personne que je suis, en d’autres mots qui accepte le fait que la danse passera toujours avant elle. Inconditionnellement. » C’est de cette façon que je me suis vendue sur Meetic, e-darling, adopteunmec... J’ai assez vite été contrainte à la polarité des profils qu’on y retrouve. Il y a peu de personnes entre ceux qui veulent juste te baiser sans lendemain et ceux qui demandent plus de temps libre que je n’en ai.
C’est sur une anecdote que j’ai décidé de changer radicalement ma méthode de recherche. Lors d’une soirée plutôt bien arrosée avec quelques-unes de mon peu d’amies, nous avons évoqué le sujet du désert actuel de mes sentiments, causant par ailleurs la sécheresse de mes draps. En discutant qu’il me fallait quelqu’un qui accepte mon emploi du temps et qui sait prendre soin de moi, l’une de mes amies s’est exclamée – à tort ou à raison - « en fait, c’est un Sugar Daddy qu’il te faut ! ». Sans le savoir, elle a mis le doigt sur mes besoins, à moi de trouver un homme qui fera de même.
Quelques photos et une description de profil plus tard, me voilà en train de lire les messages que ces messieurs se sont empressés de m’écrire. C’est avec surprise que j’ai pu voir quelques grands-pères espérant trouver sorte de me monnayer. Alors pour confirmer l’article d’une jeune femme que j’ai lu. Oui : « Sugar Baby c’est comme Escort, c’est pute et c’est pas fun ».
À vrai dire, mes aventures directement sur Sugardaters ont vite réduit mon corps à une marchandise qui avait l’air de pas trop mal se monnayer. Deux-cent pour la soirée, mille pour la nuit, puis trois-mille. Jusqu’où aurais-je pu aller ?
Quitte à perdre mon temps libre j’ai décidé de faire avancer la science. J’ai décidé de forger ma propre expérience et ai donc tenté ma chance. Après 2 ou 3 rencontres je suis venue à la conclusion suivante : Sugar Baby, c’est à mi-chemin entre pute et psy. Tu prends des rendez-vous avec des gens en souffrance morale et y trouve un remède anal. Côté financier, tu fixes tes honoraires pour pratiquer l’adultère. La différence est qu’à la fin d’une séance on prend tous un poids sur la conscience. C’est par ailleurs cette idée qui m’a fait arrêter.
Le père de l’une de mes élèves juniors, un homme plutôt charmant et divorcé d’une cinquantaine d’années, venait souvent voir sa fille en cours de danse. C’est à cette occasion que nous nous sommes par ailleurs mis à discuter. Ses avances étaient subtiles, un tant soit peu lourdes par moments mais au final plutôt flatteuses. Toujours est-il que le jour où il m’a demandé mon numéro, je n’ai pas hésité à le lui donner.
C’est par texto qu’il m’a avoué m’avoir trouvée sur Sugardaters, sans quoi il ne m’aurait jamais fait d’avances. Je me suis premièrement sentie très mal à l’aise, puis me suis dit qu’après tout, lui aussi y a son profil, alors à quoi bon se sentir honteuse ? La suite de cette histoire ouvre sur l’explication d’une relation plutôt normale entre un Sugar Daddy et sa Sugar Baby. Pour conclure, le Sugar Dating m’a aidée à trouver l’amour, peut-être n’était-ce pas la route la plus facile, mais je pense que la fin justifie les moyens.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.