Bonjour Carap,
bon ton père est peut-être super sévère et pas très penché vers le dialogue, d'accord. Mais il essaie. Tu rues dans les brancards tout-de-suite!
Des fois un père c pas facile avec, c pas facile sans non plus, tu sais.
Ben si t'as un suçon, tu lui dit d'un air innocent: ben c un suçon. D'un côté, tu peux prendre un air innocnet, d'un autre, prendre l'air de celle qui assume. Tu expliques bien ta vie sexuelle à des inconnus, non?
Tu crois qu'il ne sait pas ce que c'est? Je pense qu'il doit savoir (tu n'es pas née dans une rose ou amenée par une cigogne). Bon tu n'as pas une vie facile avec ta mère qui est loin en Marttinique et avec ton père super sévère. mais il te laisse libre d'aller mener ta vie, c pas mal non? - et il s'inquiète qd même, même si ça t'énerve. Il pose des questions, il essaie de te parler.
Il t'impressionne, et tu n'arrives pas à lui parler? Tu peux dire que ça va pour toi, qu'il n'a pas à s'inquiéter.
Quand j'avais 16 ans, mon père demandait à table si on se droguait. Mes 2 soeurs modèles: "non, jamais!" et "je n'y toucherais jamais, ça va pas!". Moi j'étais comme toi, je ne disais rien. Il a relancé la conversation: pareil (parce que j'avais pris un peu de haschich). Tu te rends compte, j'étais une droguée! Je n'osais rien dire: bloquée, la fille. Je suis sûre que ton père se fait plein de films ds sa tête.
C vrai que mon père avait raison de s'inquiéter, je cotoyais un peu trop de paumés / vrais drogués à l'héroïne / et que je couchais même avec eux sans préservatifs (je sais même pas comment je suis encore vivante) - pas avec tous en même temps, hein, juste les uns après les autres. J'étais une fille bien, pas une Marie-couche-toi-là.
Des fois, les pères ils sentent qd on va pas bien. Pourtant, j'étais bien contente de lui dire que j'éytais pas une droguée avant qu'il parte pour de bon.
C super important de communiquer et d'arrêter de faire la tête des fois. (c drôle que ça soit moi qui dise ça). Suffit de dire que c'est pas grave, c tout. |