Fantasme... j'ai voulu les écrire ici, car je trouve qu'il se classe bien dans la cathégorie poésie... Mais peut-être que le titre aurait dû être" fantasme en toute amitié..."
Personnellement, il est long ce texte, mais je vous encourage à le lire... et s'il vous plaît, donnez-moi votre avis...
=========================><===================
Je voudrais te dire de bien t’installer, de te détendre et de fermer gentiment les yeux… mais bon, ça ne rendrait pas vraiment facile la lecture. C’est donc pour cette raison que je vais simplement te dire de te détendre… (Je garde ce début, vu que tu as souris en l’entendant…)
Je ne sais pas vraiment quoi te raconter… enfin bon, c’est le principe de l’improvisation =)
Pour une fois, mais une seule fois, je vais me laisser aller, j’espère que tu ne m’en voudras pas…
Respire un peu plus profondément, si tu ne peux les oublier, essaie au moins de leur donner un peu moins d’importance, je parles de ces tristes images qui ta gâchent la vie en ce moment, mais que tu vas oublier pour quelques petites minutes, je l’espère…
Imagine… un matin, tu te réveilles, tout est noir… tu ouvres les yeux, et ce que tu vois ne te dit rien… autant les draps de satin qui t’ont couvert durant ton sommeil que le miroir se trouvant au bout du lit à baldaquins… rien, tu ne reconnais rien… Lucide, tu te décides à te lever, découvrant par la même occasion une chemise de nuit que tu n’avais jamais vue jusque là, mais épousant parfaitement ton corps ma foie bien charmant… tu fais quelques pas en direction d’une porte blanche, puis t’arrête, et jette un regard des tes beaux yeux bleus à travers la fenêtre. Un immense arbre aux couleurs d’automne te cache le paysage, un peu déçue, tu baisses le regard et aperçois un petit jardin, plus jardin japonais qu’autre chose d’ailleurs, où des fleurs de toutes les couleurs tremblent sous une douce brise. Tu souris, puis repars vers la porte, avec l’envie de sortir, de découvrir l’endroit où tu te trouves.
La porte ouverte, tu t’engages dans un couloir où trônent quelques vases posés sur des tables en bois. Tu les observes an avançant jusqu’à l’escalier en colimaçon d’où tu surplombes le salon. Plutôt simple, un grand sofa, un écran télé posé dans un angle et un feu crépitant. Rien de bien spéciale, mais tu as beau ne rien reconnaître, tu pourrais te sentir tout à fait chez toi.
Je disais donc, tu descends les escaliers, le regard un peu vide, trop étonnée de ce que tu découvres, et de cette étrange impression de bien-être que t’inspire ce lieu inconnu.
Arrivée au bas de l’escalier, sur ta droite le même salon, chaud et accueillant, et de l’autre, la cuisine. Juste un meuble contre le mur, un évier et une jolie table. Tu te diriges vers cette table, où se trouvent une tasse, avec visiblement un capuccino, et une tartine sur une assiette. Dans un petit panier, quelques croissants, mais non, tu n’as pas faim… tu continues, traverses la cuisine, et sort par la porte-fenêtre. Tu n’as aucune gêne pour ce qui est de ta tenue, personne en vue. Quelques pas dans l’herbe, et tu frémis sous le froid de la rosée au contact de ta peau. Un petit enclos de bois dessine les limites du jardin. Une limite bien imaginaire, car, semble-t-il, le reste du paysage est tout aussi beau que ce que tu as sous les yeux.
Tu fais le tour de la maisonnée, arrivant jusqu’au pied de cet arbre qui t’avais caché la vue depuis la chambre. Ses feuilles frémissent autant que les roses sous le doux vent soufflant. Passé cet arbre, tu te diriges vers l’étang, pour y tremper un doigt. Quelques poissons se dirigent vers toi, tentant de l’attraper. Tu esquisses un sourire puis te relèves, te dirigeant vers la porte du jardin. Une fois cette porte passée, c’est comme un autre monde. Un monde que tu aurais toujours cherché mais que tu ne découvres que maintenant… Un vaste océan, tentant d’atteindre la perfection du bleu de tes yeux sans y parvenir, s’étend devant toi, sur ta droite, une forêt faite d’hêtres, de chaînes et d’autres arbres donc tu ne connais pas le nom, et sur ta gauche, au premier plan quelques collines, puis au-delà, des montagnes.
Ces trois paysages si féeriques, mais à la fois si différents semblent faire une lutte à la beauté, à la perfection. Et toi, toute petite au milieu de ces paysages, tu les bats sans même t’en rendre compte… Tes yeux viennent de l’océan, ton sourire des plus hauts sommets blancs, et ta voix des arbres chantant…
Tu hésites un instant, puis sans trop savoir pourquoi, te diriges vers l’océan… Durant le trajet, une chanson te vient a l’esprit, et tu la fredonnes, regardant défiler sous tes yeux les bosquets, les fleurs et les animaux. Un peu perdue dans tes pensées, tu marches durant quelque 10 min, dans ton esprit se bousculent les question concernant ta situation… soudain, un bruit te sort de tes songes. Une lourde vague se cassant contre un rocher mouille ton visage de ses embruns… tu lèves des yeux qui s’illuminent en voyant la beauté de l’endroit. En fin de compte, ça ne devait pas être si tôt le matin, mais une heure bien avancée, car sans t’en être aperçue, le bleu du ciel à laissé sa place au rouge orangé d’un magnifique couché de soleil… le contraste est parfait avec les rochers foncés se dressant sur ta gauche et ta droite. Tu fais quelques pas, arrivant dans un sable si fin qu’il est difficile de le croire réel. Puis, invitée par le chant des vagues, tu commences à marcher le long du rivage. Il aura suffit de quelques mètres, pour que tes traces en rejoignent d’autres que l’eau n’a pas eu le cœur d’effacer. Intriguées, tu souris et te décides à les suivre. Tu t’approches lentement du rocher où te mènent ces traces. Là, tu aperçois un jeune homme, noiraud, vêtu de blanc. Visiblement, il ne t’a pas encore vue, et tu te demandes bien ce que tu dois faire. L’interrompre dans ce qui semble être une rêverie, ou bien repartir sur tes pas, sans chercher à en savoir plus sur la seule personne que tu auras croisée depuis ton réveil. Tu hésites un instant en le regardant, puis soudain, il semble s’adresser à toi. « Tu t’es décidée à venir jusqu’à moi, enfin… » sa voix glisse dans ton esprit, tel une caresse, tant elle est douce. Lentement, il se lève, dévoilant sa stature qui ma foie est plus élevée que la tienne, puis il se retourne. Comme inspiré par eux, ton regard plonge immédiatement dans ses yeux bruns. Ils ne sont pas vraiment extraordinaires, mais tu y vois cette lueur qui fait sentir qu’un homme est heureux. Tu te demandes si c’est à cause, ou grâce à toi qu’ils sont ainsi, puis tu te décides enfin à détourner ton regard. D’abord derrière lui, voyant les rochers, puis, lentement, à nouveau sur lui. Son teint est plutôt foncé, et il te sourit d’une manière bien amicale pour un inconnu… Un peu charmée, tu ne peux que répondre par un des tes sourires si ravissants dont tu as le secret. Il ne bouge pas, semblant te contempler dans le plus grand silence, alors que tu en fais de même… ses cheveux un peu décoiffés te font penser à un hérisson que tu as vu sur le chemin, tu esquisses un nouveau sourire, puis baisse le regard. Il porte une chemise entièrement blanche, ouverte à moitié, dévoilant un corps qui est sans grandes prétentions sportives, il faut l’avouer, mais dont la carrure laisse dire qu’il n’y a pas non plus de laisser-aller… Son pantalon est large, et un peu humide à la hauteur des chevilles, tu te dis qu’il ne doit pas être là depuis longtemps… Il s’approche lentement de toi, ton premier réflexe, et le plus naturel est de faire un pas en arrière. Il s’arrête, te regarde, t’interrogeant du regard. Il te tend une main avec une délicatesse plutôt étonnante pour une apparence pareille. Tu regardes la main, hésitante, puis fini par céder, peut-être à cause de la curiosité, et lui tends à ton tour la tienne.
Il sourit, et toi, tu rougis… sans te lâcher la main, il fait mine de s’asseoir, t’invitant à faire comme lui. Tu t’exécutes, t’asseyant les jambes pliées vers toi, une main dans le sable. Soudain, tu réalise une chose… tu n’es vraiment pas habillée pour faire des rencontres… tu regardes en vitesse ton simple vêtement, puis rougis pour la deuxième fois déjà… tente de balbutier quelque chose, sans trop même savoir quoi. Mais trop tard, le jeune homme a déjà pausé sur tes lèvres son index. Il n’en aurais pas eu besoin, ses yeux disait déjà tant rien qu’en te regardant… tu souris, puis cesse de tenter de parler, un peu gênée tout de même. Il te sourit, puis reste à te contempler, ta tenue ne semblant le gêner aucunement. De ses yeux il parcourt ton corps, avec aucun tabou, mais aucune intention malveillante dans le regard. Il se contente de sourire quand il arrive enfin à la hauteur de ton visage, c’est visiblement ce qu’il aime le plus chez toi. Sans dire mot, il alterne entre tes yeux et l’océan. Au bout de quelques instants, il préféra plonger dans ton regard…
Sans cligner des yeux durant une minute, il te regarde, sans dire le moindre mot il se présente. Il ne lui aura pas fallu longtemps pour te faire comprendre qu’il est plus qu’un simple l’homme… à nouveau, il te tend sa main, la posant sur ta jambe nue. Cette fois tu n’hésites pas et la saisie en toute confiance, te surprenant toi-même. Ensemble. vous vous levez, sans vous quitter du regard. il soupire, se s’appuie contre le caillou, sans dire mot, t’observant. Tu te places en face de lui, ne sachant pas vraiment ce qui lui arrive. C’est là qu’il prononce ses premiers mots à ton adresse…
- Tu ne te souviens pas de moi je suppose…
Cette phrase, cette voix résonnent en toi, t’efflorant l’esprit tout en le chamboulant. Ce pourrait-il que tu l’aie oublié… non, on n’oublie pas celui que l’on ne connaît pas… et pourtant, un doute subsiste.
T’extirpant de ta rêverie, il t’attire légèrement vers lui en approchant ta main vers son cœur. Tu préfères te laisser faire, cherchant à comprendre où il veut en venir. Il te regarde, t’interrogeant de ses yeux bruns. Et toi, sans même savoir pourquoi, tu réponds oui…peut-être qu’inconsciemment, tu en as envie, envie de savoir qui il est, ce qu’il veut, et ce qu’il pense…
Son visage est maintenant beaucoup plus proche du tien, tu peux sentir sa respiration mêlée au vent qui s’est accentué contre ta peau. Soudain, il fait un geste que tu n’avais même pas prévu, il passe une mais dans tes cheveux ! ton cœur, d’un coup, bondit en toi, un sentiment que tu n’avais jamais aussi bien senti s’anime en toi. S’exprimant par un magnifique sourire. Puis sa main de tes cheveux passe sur ta joue, qu’il caresse du pouce en te souriant d’un air innocent. De ta main, tu prends la sienne, sentant sa peau douce, sur toi. Alors à son tour, il s’approche de toi, passant une main sur ta hanche, sans te quitter des yeux, cherchant la moindre marque de refus. Mais ce signale, cette demande d’arrête, tu ne le lui donne pas, e laissant faire au doux contact entre toi et lui. Il replace sa main sur ta joue, du pouce dessine un sourire dans le coin de tes lèvres, puis passe le revers de la main dans ton cou, puis sur ta nuque, redescendant sur le dos et te faisant frissonner. Il s’arrête sur tes fesses, te regarde une dernière fois dans les yeux, avant de t’embrasser… Cet instant magique, tu ne veux pas l’interrompre, tu te laisses faire, passant tes mains autour de son cou et fermant les yeux à ton tour. Tu sens ses mains remonter le long de ton dos, chose qui te surprend, sur ta peau, mais tu te laisse faire, aimant ce contact mi-charnel avec cet inconnu. Il joue avec ta langue comme si de rien n’était, bataillant à la manière d’un enfant mais sur un jeu d’adulte. Une main remonte, jusque sur ta nuque, puis redescend cette fois dans ton cou, puis sur ta poitrine, pour s’arrêter sur ton ventre, probablement par pudeur, peut-être par peu, ou par respect… tes sens sont en émoi, tu ne sais plus que penser de cette homme que tu ne connaissais pas il y a quelques minutes mais qui paraît si proche maintenant… mais tu préfère profiter, c’est à ton tour de l’attirer contre toi, et de le serrer pour l’embrasser fougueusement, puis soudain, il cesse tout. Etonné tu ouvres les yeux…
Disparu le bruit des vagues, disparu le sable blanc, disparu le doux vent, disparu cette homme, mystérieux, qui aurait pu être ton amant… tout ce qui te reste, c’est la sensation du vécu de quelque chose qui ne s’est jamais vraiment passé. Un vide dans le cœur d’avoir vu s’en aller une personne qui ne s’y est jamais trouvée. Et oui, ce n’était qu’un rêve, les rêves sont parfois si doux, mais si trompeurs… ils reflètent nos pensées, projettent nos idées, mais sont incontrôlables… et c’est bien dommage… Je pense que si je pouvais contrôler mes rêves, il ne serait que très peu variés… il y aurait Stéphanie, et toi… moi et Stéphanie, moi et toi… peut-être en amoureux, peut-être en amant, mais sûrement en amis… On ne se l’est pas dit, et pourtant, on se l’est promis, toi et moi, c’est à vie. Je crois autant dans cette amitié qu’on peut croire dans un amour, peut-être parce que pour moi, ce qu’il y a entre toi et moi, c’est de l’amitié et de l’amour… de l’amour pour une amie comme on ne peut en avoir qu’une, de l’amour que je donnerais ainsi qu’à une amie : toi, c’est sincère, et en toute amitié, je t’aime… |