Elle ELLE
Quelle est donc cette danse langoureuse
Que tu exécutes sans pudeur devant moi
Tes yeux trompent ton air de malheureuse
Sache que je n’ai pas peur de toi
Tes côtés privées de leur chair
N’ont plus aucun attrait ici bas
Et ta fauche n’est belle que dans les enfers
Ma Belle c’est ton propre décès que tu annonceras
Réfléchie donc un peu céans entre nous
Quel homme pourrait aimer ta vieille carcasse
Sauf peut être s’il est un peu fou
Il faudra je suppose que tu t’y fasse.
Tes cheveux ne sont que cendres
Et ta bouche s’est décomposée
Que bonheur pourrais tu prendre
Dans ce monde désarticulé ?
Je ne veux pas être méchante
Mais tu fais peur à regarder
Et ton maquillage exagéré me déconcentre
Ma pauvre…il serait peut être temps de te suicider.
Avale ce poison acide que j’ai dans ce flacon vermeille
Il te brûlera je l’espère sans trop te faire souffrir
Et tu redeviendras poussière et merveille
Comme Jésus jadis sur la croix avait dû périr.
Sophie |