Maux MAUX de la mort
La charogne nauséabonde qui me faisait horreur
Reposée immobile dans un désert
La peau s'était décomposée avec la chaleur
Et je l'observais, tout devenait mortifère.
Des restes infames d'une viande rouge cadavéreuse
Collaient aux os comme la pourriture sur le rat
Triste fin que celle de cette misérable malheureuse
Je plains sa mort dans un tel état
Je me souviens de son amant qui encore jadis
Venait chaque soir dans un froid glacial l'embrasser
Aujourd'hui sa Belle et douce Gladis
N'est plus là pour le consoler.
Son crâne à présent ne possède aucune apparence
Son visage n'est plus sauf dans son âme
Elle n'attire plus l'homme mais l'indifférence
Voila bien une attitude qui mérite le blâme.
L'épée qui l'avait été enfoncée dans son bas-ventre avec violence
Etait restée avec elle jusqu'a sa fin
Nul autre ne lui avait porté assistance
Sauf peut être son unique et pesant chagrin.
Et moi, là, assise à ses côtés
Je meurs aussi mais d'amour et de solitude
Pourquoi faut il toujours pleurer
Pour ma part hélas s'en ai une habitude,
Et je m'allonge et la regarde
La faucheuse n'est guère loin
Elle me murmure"Prend garde,
je t'emmenrais un jour prochain"
Qu'importe, je ne veux pas lutter
Comme Gladis lors de son assassinat
A quoi bon, tout est déja bien préparé
Je laisse place à la mort et non à l'effroi.
Les maux les plus durs et insoutenables
Sont ceux de l'attente et de la peur
Ici au grand Dieu, ils sont savourables
Car au moins tout n'est que sable et grandeur |