Mon herbe Mon herbe
J'aime cet exquis parfum de mort
Qui pèse sur mes lèvres encore tremblantes
Cet extase emphatique presque à tord
M'emporte encore endormie et souriante,
Ailleurs en tout cas, grace au ciel pas ici,
Dans un Royaume fait de fleurs et de magie,
Un jardin d'Eden sans barrières
Où il le ciel est rose emplis d'éclairs.
Elle est devenue mon étoile polaire, mon satelite
Ma Reine damnée , ma rose empoisonnée
Que chaque seconde je réclame vite
Rien que pour en avoir une bouffée.
Ma vie sans toi ne serait rien a part tristesse
Et je le déclare sans honte ou très peu
Viens ma belle ma douce déèsse
M'emporter dans les cieux.
Mon coeur bat bien plus fort
Que le tambour sonnant la fin de l'existence
Chut ! J'entends au creux de ma nuque, la Mort
Juste en ayant fumé l'herbe de la connaissance.
C'est magnifique de voir et de comprendre
Ce dont on a si souvent mal ou peur
Une clé sans cerrure pour tout apprendre
Viens vite mon herbe m'ouvrir le coeur. |