Vital Vital
Tout n'est que cendres et fumée
Les flammes sont mortes
Et dans ma vieille cheminée
Je contemple ce qui m'importe
Un dessin formé par le feu
Un visage aux traits brouillés
Dans cette neige grise, ce sable houleux
Que le vent viendra emporter.
J'admire, je m'impregne du moment
L'incendie de mon coeur blessé
Brule comme la vie, en un instant
Sans que l'on puisse l'attiser.
Vital puis morne, j'aime
Je suis obligée d'aimer
Par égoisme, frustation, j'aime
Va t on m'en blamer ?
L'être humain est ainsi fait
Son avidité d'assurance
De repères et de sureté
Lui offre beaucoup de croyances
En des choses indefinissables
Que l'on accepte sans comprendre
L'amour La Religion deviennt invivables
Si on les rejettent sans attendre
Je souffle sur les cendres, elles disparaissent
Voila un fait concret, sans arrogance
La magie que l'on prete aux choses est faiblesse
Mais je prefere alors plonger dans cette insouciance
Je suis comme les autres, la sollitude me pèse. |