Elles sont l'entrée du monde interdit
De mon âme et de mon coeur
Grace à elles mon sang devient ma vie
Et je ressens sur mes os de la chaleur
Vermillon épais, déplaisant à voir
Légères nausées, je tremble puis blemit
Qu'importe j'aime pourtant embêter mon desespoir
Ricanant de haine, je m'en aguerri
Diaphragme comme la pupille de mes yeux
Opaque comme le liquide qui coule en elles
Je veux mourrir c'est un aveux
Mais d'où vient donc cette idée nouvelle ?
Je me persécute sans le moindre litige
Je me bouscule dans l'escalier des ideaux
Je glisse, j'ai peur, j'ai le vertige
Comment puis-je survivre à un tel fléau ?
Je vomis mon sang qui alors forme une flaque crasseuse
Sur le sol blanc de l'innocence
Je deviens alors la triste et lâche empoisonneuse
Qui a perdu son insouciance !
