Eden de symboles Eden de symboles
Délaissée en terre d'exil,
La source, l'ombilicale,
La lumière d'un sein,
La bouche aimante,
Oh ma cervelle
Est une lande effrontée!
L'âme s'écorche à la croisée divine
En ce lieu d'absence et d'abandon,
N'efface en toi ni l'amour, ni la rage
Sois beau avec force, libre des jougs!
Dédale en tes lieux secrets.
Tu seras alors captifs princier
Homo erectus vétu de sens.
Toi qui fus Eden de symboles,
Poisson de l'eau livré au feu
Où se refusent les amants.
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Au fond de la mer,
Un arbre prend vie.
Sans vêtement,
Tu es Dieu sur une croix.
Au centre ardent de la terre
Règne l'eau d'une source bleue.
Lune pleine sur ton corps en pâture,
A la proie de ma chevelure,
Un regard absent, un gémissement...
Frontières transgressées, le soleil délice
Se répand en rouge et or aux plis du drap.
Regarde moi droit dans les yeux
Oh prince en mes icebergs
Et cherche ton miroir.
Nuit lacérée
Des dagues de mes cris ,
Ta splendeur est ma déchirure.
Sur ton visage, il pleut.
Sur ta souffrance,
Un silence souverain confirme ton errance.
La vie brutale fût ta gloire.
Côte à côte,
Sur mon sein la lumière noire
Et l'ombre fauve de la nuit,
Symbole avare et vision trouble.
Nuits marines où nous gravîmes
Les sentiers de la déroute.
A minuit lune brutale,
Un chemin facile,
Le sommet est proche.
Déjà le vert étourdissement
De la chute anticipée.
Le sein nu délice d'une bouche
Avide et caressante.
Alors commence l'ultime perfection,
La vague de sang
Dans l'or de tes reins.
Il a fait soleil toute la nuit!
Venu en secret d'un navire inconnu,
Toutes voiles au dedans,
Nous nous sommes aimé.
Tu as plu tout le jour dans mon souvenir...
__________________ Ecrivain ainsi chaque nuit
Veilleur de ces ombres épaisses
Une déesse courbée sur ton front
Et toi si pur dans ma mémoire...
Auteur : Horizon lointain |