Lugubre Lugubre
C'est une poupée désarticulée
Au regard qui se perd
Une ombre lumineuse apeurée
Aux pensées amères.
Elle est l'astre des maudits
Et l'enfant des anges
Un être ivre de mélodies
Une créature étrange.
Elle se tourne, recule
Danse, telle une courbe infinie
Elle aime quand il la stimule
Son musicien , sa seule envie.
Elle devient inhumaine
Hurlante et terrible
Lorsqu'il est en peine
Personne n'est aussi sensible.
Elle est frigide à l'amour
Mais pas à la tendresse
Et elle a toujours
Quelques amants pour les caresses.
Ses yeux noirs se fixent sur toi
Comme l'aiguille d'une trotteuse
Fait sonné l'heure pour qui vivra
On s'éloigne d'elle, la malheureuse.
La Mort, reste alors bien triste
Et prenant sa fauche elle attend,
Accompagnée de son bel artiste
La prochaine victime du temps.
Petite déclaration en vers à un être que l'on voit tout en noir. |