Voila je plante le decors :
Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre...
Non c'est pas vrai.
12 février, -14° au soleil.
A l'epoque ma belle et moi avions l'habitude de dire qu'a partir du moment ou on trouve des raisons d'aimer il n'y avait plus d'Amour. ( ce qui est un peu vrai je pense. Donc nous nous aimions "sans raisons particulières" tout simplement).
En fait j'avais rendez vous avec ma belle. Nous n'habitions pas encore ensemble et je l'accompagnai a son travail. J'habitais près de son lieu de travail et elle habitait de l'autre coté de la ville. Nous nous couchions tard après des heures de discussions au téléphone. Par conséquent je mettais mon reveil pour être sur de ne pas rater l'heure.
Seulement ce reveil était celui de mon grand père (he oui je suis un grrrrrrrraaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnd sentimental conservateur

). Le genre qu'il faut remonter une fois toute les 24h et qui reveille un immeuble de 20 etages même si l'on squatte illégallement la cave.
Bref ce soir là, sur mon petit nuage j'oublie de remonter mon reveil. Horreur et catastrophe le lendemain matin au lever. Ma Belle etait déjà en train de vendre ses baguettes et autres brioches.
Je me poste en retrait dehors, face à la vitrine et subit son regard noir de colère (oui il y avait de quoi). Elle profites d'une légère accalmie de clients pour me reprocher mon retard de manière assez virulente et me menace de mettre fin a notre relation.
Complètement desespéré, je ne sais plus quoi faire. Je prends le parti de rester bien en vue face à la vitrine le temps qu'il faudra pour qu'elle me reparle enfin un jour. Son patron ayant vu le manège me laisse poireauter environ une heure le sourire au levres et comprenant mon obstination autorise ma dulcinée a venir s'expliquer.
Je me répends en excuse, me met a genoux (veridique). Elle eclate de rire et me dit de ne pas être en retard quand elle sortira.
5H45 plus tard me voila chez le fleuriste à 30 secondes avant sa fermeture.
J'achète 3 roses que je fais emballer separemment (encore mes excuses à cet homme marmonnant qui n'avait qu'une hate de rentrer bien au chaud face à les rigueurs de cet hiver presque Siberien).
Il en me restait plus que 10 minutes pour parcourir presque 2 kilometres. Je crois que je n'ai jamais couru aussi vite.
Ma belle sort et viens vers moi. Je cachais les fleurs derrière mon dos.
Elle m'embrasse tentant traiteusement de voir ce que je tenais. J'esquive la fourberie et lui tends la première rose :
"Pour m'excuser"
puis la seconde
"Parce que je t'aime"
enfin la troisième
"Sans raison particulière".
Mes excuses furent acceptées d'emblées et je crois que c'est le plus beaux baiser qu'elle en m'a jamais donné en dehors du premier....
Voila voila.
Je vous livre le truc mais euh... dites que ca vient de vous

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