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Vieux 20/06/2004, 22h48
 
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Par défaut La Rose et L'épée . Nouvelle (premier chapitre de mon roman)

La Rose et La pointe de l’épée

Chapitre 1*: La Rose ne pique que lorsque elle se sent agressée.


"_Mais ne serait-ce pas cette chère Mme de Desinceny qui nous arrive !
_Quel sens de l'observation ma chère juliette"souffla ironiquement François entre ses dents.
En effet, Mme de Desinceny était bien connue de la haute-société. La plus belle femme que le Royaume ait pu porté. Mariée à l'âge de seize ans à un riche Duc de Normandie, elle venait tout juste d'avoir vingt et déja son mari était bien loin et elle volait de ses propres ailes.

Son Mari, Louis de Desinceny l'aimait plus que tout et s'offrait corps, âme et or à elle. Et pendant que son épouse s'offrait le luxe d'aller en soirées, le monsieur restait à la demeure en compagnie de son neveu, Paul, et sa mère Mme Victorine de Desinceny qui n'appréciait guère sa belle-fille.

"_Juliette ! François ! Que je suis heureuse de vous rencontrer séant. Basile m'avait affirmé que vous aviez eu un empêchement.
_Jamais nous n'aurions pu passer une soirée sans vous" susurra le jeune Vicomte François de Laudret. Jeune, beau et poète. Tel était François, amoureux des femmes et de la beauté. Sans doute était ce cela qui le répugnait à aimer sa femme Juliette de laudret . Plutôt petite, de petits yeux noirs, de longs cheveux mal entretenus et une maigreur effrayante. Mme de Desinceny le savait bien et s'amusait à voir "le couple" qui faisait jaser et sourire. Malgré la laideur de sa compagne, François avait déjà eu un fils avec Juliette, hélas mort à l'âge de dix ans dans un accident de cheval.

Mme de Desinceny, plus jeune que son interlocuteur ne put que s'amuser à lui faire du charme et d'un seul coup leur fausser compagnie sous le regard hébété de François. Elle parcourut la grande salle, les invités la saluaient, lui parlaient et dansaient.
Un inconnu l'aborda. Il devait avoir trente ans, plutôt grand et avec un visage fin. Il lui sourit et lui offrit son bras.
Intriguée par tant de charme, elle le lui prit et ils entamèrent un menuet.
Un menuet vif, envoûtant qui transportèrent alors les deux êtres dans une transe pudique.
Puis Mme de Desinceny voulu se rafraîchir, l'homme la conduisit alors un peu à l'écart.

"_Je tiens votre bras monsieur, je vous permet de danser avec moi et reste en votre compagnie. Et la chose la plus étonnante c'est que je ne connais même pas votre nom.
_Mon nom a si peu d'importance madame. Si vous le saviez je pense que vos joues si roses seraient encore plus rouges que vos lèvres.
_Etes vous si honteux ? Avez vous offensé quelconque noble ? Brisé trop de cœurs ? ou n'êtes vous qu'un parvenu ?
_Je suis encore pire que ça. Savez-vous pourquoi ?
_Non, dîtes, cela m'intéresse...
_Dans exactement une minute, je briserais non votre cœur mais les lois établies, je donnerais à tous vos amis fait de plumes et de pacotilles la plus belle leçon de leurs vies et je vous embrasserais.
_Je vous demande pardon ?!"

Elle ne put finir sa phrase que déjà, l'homme sortit de son fourreau l'épée, et dans la salle d'autres firent pareils.
Il sauta alors sur une table et brandit son arme vers le ciel. " Messieurs les cocus et mesdames les déculottés, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous." Quelques cries de panique retentirent dans la salle, puis vint le silence.
Le brigand alors d'un ton goguenard et provocateur continua "Je commence par la mauvaise : en sortant de cette demeure, vous n'aurez ni argent, ni vêtements, ni bijoux. Mais la bonne, c'est que vous serez tous dans le même cas, comme ça pas de jaloux." Il fit alors un geste et tous ses hommes arrachèrent colliers, bagues et bracelets, robes, justaucorps et bas.
Le Chef descendit alors de son piédestal et s'approcha de Mme de Desinceny. Il posa délicatement sa main derrière sa nuque, la regarda profondément et l'embrassa. Curieusement, elle ne se défendit pas et savoura ce moment. Ses lèvres étaient si douces, si chaudes et sucrées. Elle resta immobile. Ensuite, il la fixa un dernier moment , lui fit un salue affectif et partie en trottinant avec ses compères.

La bouche encore en feu, elle réalisa enfin ce qu'il venait de lui arriver, sans se soucier de ses amis qui venaient d'être volés, elle courut vers les grandes fenêtres pour voir son voleur la quitter.
Elle toucha sa joue avec les doigt et sourit...ses joues devaient être en effet aussi rouges que ses lèvres.

"_Solange ! Solange mon amie, rien de mal ?" fit une voix derrière elle.
"_Oh Juliette. Oui tout va bien, je suis juste un peu bouleversée...
_Oui je comprends après ce que ce fils de Satan vous a fait. Je suis tellement désolée pour vous. Vous avez du avoir si peur.
_Pour toute honnêteté, je n'ai jamais peur..."

Elle se retourna alors et vit avec stupeur qu'elle était la seule en tenue descente.

Dans la voiture qui la ramenait voir son mari, elle regarda le paysage qui lui paraissait bien monotone dans cette nuit si claire que l'été avait parfumé. Le bout de ses doigts glissaient, passaient et repassaient sur le rebord de la fenêtre.
Arrivée chez elle, le silence hantait le grand corridor. Puis dans le lointain des bruits de petits pas descendant l'escalier se firent entendre.
"_Madame vous êtes de retour, nous ne pensions pas vous revoir de si tôt, Monsieur sera heureux de vous revoir.
_Fort bien, mais où est-il justement ?
_ Dans la bibliothèque, il se repose."
Solange donna ses affaires distraitement et alla rejoindre son époux.
Quand elle entra dans la grande salle où tous les livres étaient rangés si soigneusement dans les étagères qui couvraient entièrement les quatre murs, elle vit Louis endormi dans son gros fauteuil vermeil qui laissait tomber sans grâce son bras au niveau du sol. Le feu dans l'âtre crépitait et l'horloge produisait toujours ce tictaque ment constant qui devenait peu à peu une berceuse sans mélodie.
"Louis mon aimé, je suis de retour ." chatonna sans conviction Solange à l'oreille du rêveur. Celui-ci entrouvrit alors ses yeux et bailla bruyamment. Malgré son plutôt jeune âge, il portait de profondes cernes et quelques rides de fatigue qui lui donnaient presque l'air d'un mort. Quand il la découvrit, postée de sa haute taille au dessus de lui, il se leva d'un bond et son visage s'illumina.
"_Ma mie, Solange, vous ici ! J'en suis fort aise
_Je me doutais bien que ma visite ne vous laisserais pas indifférent"
Il s'approcha d'elle et comme il avait l'habitude de le faire déposa tendrement un baiser sur le front.
Mais ce soir, Solange ne voulait pas se retrouver seule dans son lit à s'imaginer avec l'imposteur qui l'avait séduite. Car quoi que le monde ait pu croire, elle avait été consentante du début à la fin .
Jamais elle n'avait autant voulu se retrouver dans les bras de son mari. Sans jamais pâlir ou même se tromper, elle se mit à lui prendre la main et jouer l'enfant.
"_Monsieur mon Mari, vous voulez donc me faire souffrir ?
_Moi ? Madame ! Dieu m'ait témoin que seul votre bonheur m'importe.
_Fort bien.. alors pourquoi ne m'embrassez-vous pas ?
_Moi ? vous.. ? non...vous voulez ?
_Si je le demande mon ami c'est que tel est mon bon plaisir."
Il le fit alors avec un plaisir intense qu'il ne cachait pas.
Ses lèvres étaient pâteuses tout comme le reste de sa bouche prouvant ainsi qu'il avait dû encore une fois resté cloîtrer avec ses livres sans boire ni manger.
Louis était vraiment très maigre et grand. Des yeux bruns sans trop d'expression, un nez petit et aplati et un front haut formaient son visage grotesque et débonnaire.
Solange en profita alors pour passer sa main par dessous la chemise de son compagnon et se laissa embrasser, sur la joue, le cou, la gorge. Sachant y faire, elle l'arrêta et fit mine de se lasser. Le pauvre homme perturbé la regarda tristement.
"_Vous n'aimez pas ?
_Venez me rejoindre dans mes appartements . Ainsi vous connaîtrez la plus simple réponse."Et elle ria de plus belle en disparaissant.

Quand elle se retrouva dans sa chambre, il ne fallut pas longtemps pour que Louis la rejoigne. Et même si la solitude intérieure blessait énormément Solange au plus profond de son être, la chaleur intime que lui procura cette nuit avec ce mari dont elle se désintéressait si souvent fut comme un baume sur son cœur meurtri. Et pendant une seconde elle se crut même dans le corps de celui qui avait volé son cœur et son esprit. Mais qui était-ce donc ?? Cette question lui revenait sans cesse sans que réponse sans suivent. Et pourtant il fallait qu'elle sache. Plus que de la folie, elle était malade, malade d'un amour impossible, hors des lois et des conditions.
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http://reggaemorena.skyblog.com

Ma plus grande espérance c'est de perdre l'espoir.CORNEILLE
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  #2  
Vieux 23/07/2004, 09h39
 
Date d'inscription: juillet 2004
Messages: 64
Par défaut Mlle Talent

Muse des enfers,
Alias Mlle Talent,
Elle s'inspire de la sphère,
Là où tout est vite et lent,

Continues à écrire,
N'abandonnes pas dans les rejets,
De tes manuscrits à rire,
Un jour, tu t'éleveras comme un jet !

Bises,
Cyrille
__________________
Je suis le prince qui vient
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  #3  
Vieux 23/09/2004, 00h32
 
Date d'inscription: mars 2004
Messages: 217
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Oula ! C'est de l'éloge ! Merci beaucoup ça me fait plaisir. Mais tu vois , j'aimerais faire écrivain mais on dirait que ces temps ci je suis pas la seule à vouloir l'être alors c'est du suicide de se lancer dans cette voie ces temps ci... bref. Mici Cyrille ça me fait plaisir.(jme répète)

Gros bisous
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