deuxieme texte Voilà une petite nouvelle que j'ai écrite,c'est vrai que c'est long a lire mais dites moi ce que vous en pensez sincerement...
Comme chaque matin, Sullivan se lève à l’aube. La première chose qu’il exécute c’est le lever du rideau, paradoxe a son métier, celui de la fenêtre de sa chambre enfin le seul rideau de sa « maison ». Une caravane, une « jolie roulotte moderne » comme il se plaît à la nommer, c’est son outils de travail dans le milieu professionnel qu’il exerce, un milieu artistique. Sullivan est âgé de 32 ans, l’âge où le plus commun des mortels pensent à fonder une famille, mais lui sa famille, c'est les êtres qui partagent sa passion, sa profession. Sullivan est un individu de bonté, il a le pouvoir d’écouter les gens et de prêcher la bonne parole comme un homme de foi, un pasteur, telle était sa première vocation. Mais ses parents s’y étaient interposé. Sullivan avait toujours écouté ses parents qu’ils respectaient beaucoup… Ce matin là il pleut comme il pleut souvent en Normandie, mais qu’importe le temps, le travail ne doit pas en pâtir, Sullivan va donc répéter ce que depuis 5 ans il faisait. La Normandie n’est qu’un lieu d’escale, les artistes arpentent la France entière d’années en années depuis des décennies déjà. Et pas le droit au repos, le bonheur est là chaque jour, à chaque représentation… Sullivan avale une tranche de pain briochée ainsi qu’un café et hop le voilà parti jusqu’au chapiteau monté la veille. Un chapiteau, aux teintes bleutées, en suspens grâce à 4 pilonnes porteurs. Tous les protagonistes se rassemblent devant cette arène et c’est parti pour les répétitions matinales. Un bilan du mois s’impose aujourd’hui, les yeux du leader de la troupe ne présagent rien de bon, Sullivan et ses collègues savent pertinemment que les fonds de la petite société sont en chute, ils discutent pour chercher quelques idées nouvelles afin de remonter les finances. Deux heures passent, ils ressortent du bangalow mobile qui sert de bureau, n’ayant trouvé aucune solution au problème. Ils ont tous très peur, les yeux baissés, ils retournent à leur taches quotidiennes. Qu’importe le moral, le spectacle est prévu à 20H30 et il aura lieu. Le cirque s’éveille ! Le dompteur va nourrir les fauves affamés, les trapézistes se hissent sur leurs rondins boisés, le magicien relève le défi d’un nouveau tour, et Sullivan va répéter le rôle qu’on lui a attribué celui du clown. Tout le petit monde relâche la pression antérieure pour ne plus penser qu’à la passion qui les réunit. Midi sonne à l’église de la sous préfecture de l’Eure, Bernay, les vedettes vont déjeuner. L’après midi s’annonce plus ensoleillé, Sullivan décide qu’ayant bien répété ces dernières semaines, même un peu surmené, il passerait son après midi à découvrir la localité. Il emmène avec lui, une petite chinoise du nom de Ying, c’est la contorsionniste. Ying est une belle femme, une femme très coquette, ils sont tous deux très proches, ils ont comme on dit « grandit ensemble » elle est un peu comme sa confidente, sa meilleure amie mais avant tout il la considère comme la femme idéale et la regarde avec des yeux qui étincellent d’amour. D’ailleurs, elle en rougit, mais elle est encore plus séduisante quand son teint s‘empourpre. Ils se rendent alors au centre de la ville, munis d’un plan fourni gracieusement par l’office de tourisme où ils viennent de s’arrêter, ils flânent à travers les rues étroites, découvrant les richesses historiques. Ils s’arrêtent au musée découvrir les prestiges de la Renaissance. Ils en ressortent les yeux pétillants d’avoir enrichi leurs connaissances ensemble surtout. Ensuite, ils décident d’aller prendre un café dans un petit bar, ils entrent, s’assoient et discutent de l’avenir de l’entreprise qui les emploient, mais aussi de la postérité de leur profession. Le serveur arrive, ils commandent. Pour Ying un lait fraise et pour Sullivan un café court. Le serveur prend congés avec son petit carnet. Ils réintègrent alors leur discours en changeant complètement de sujets, elle parle de son pays qui lui manque et lui parle de son enfance. Les dialogues fusionnent et leurs consommations sont déposées sur la table. Sullivan essaie de lui prendre la main comme a maintes reprises il l’a fait mais elle refuse poliment en retirant sa main avec grâce. Elle prétend avoir froid, Sullivan va alors payer et ils sortent du petit bistrot aux couleurs d’Antan pour rejoindre leurs compagnons de labeur. La durée du trajet pédestre, aucun mot n’a été échangé, elle est gênée et lui a peur de perdre son amitié. Il est 18H00 quand ils arrivent au terrain que la mairie a prêté le temps de la manifestation. Ils retournent chacun dans leurs caravanes.19H, c’est l’heure du dîner ils s’installent tous à la table commune. Ce soir le repas est bref, une salade composée et un dessert lacté pour toute nourriture, ils vont ensuite tous dans leurs loges qui leur sert d’habitation enfiler leurs costumes de scènes. Sullivan commence par se maquiller, puis enfiles les habits qui lui offrent l’apparence du baladin joyeux qui lui va si bien. Ce soir, c’est l’apologie, il y a foule, la publicité passée dans l’après midi a donc fonctionné ou peut être est ce les conséquences des vacances scolaires. Il doit y avoir environ 50 personnes qui attendent au guichet, pour une ville campagnarde c’est vraiment beaucoup. Les enfants s’impatientent, l’ouvreur arrive, et la magie peut alors commencer. Les bonbons et accessoires sont vendus à l’assistance avec pour préférence le pop corn. Les lumières s’éteignent sur les gradins qui font édifices de sièges. Le silence est d’or. Les yeux enfantins s’écarquillent. Le présentateur arrive, l’assemblée en est avertie par un roulement de tambours et un rond de lumière blanchâtre qui vient entourer la piste aux étoiles. Les gens applaudissent. Le cirque s’éveille ! Le premier numéro est celui du gladiateur, les tigres sont assez tendus ce soir, comme s’il y avait dans la salle un braconnier. Ils effectuent leurs rôles à la perfection. Le dompteur un peu crispé sous l'agitation des tigres, est ravi de leurs prestations et sort de la scène avec satisfaction. Le présentateur revient à la hâte et présente alors le prochain à entrer sur la piste. C’est au tour du magicien, il arrive en apparaissant dans un voile de fumée, il effectue lui aussi ses tours avec enthousiasme et perfection, il s'assiste d’un enfant du public pour quelques tours et le chérubin ravit sourit, il a l’impression d’être une vedette. Après le tour mythique de la colombe sorti du chapeau, il sort de la scène de la même façon qu’il y était entré. C’est au tour de l’agilité et de l’élégance de faire son show et s’infiltre notre petite Ying. Elle commence son spectacle sur une corde mettant en avant sa souplesse, apostrophé de son charme troublant. Elle tortille son corps avec volupté quand soudain… un bruit assourdissant, des hurlements de peurs, des gémissements… Les parpaings de bois usés n’ont pas supporté le poids de la toile. Mais rien ne prophétisait l’éboulement, ce fut le choc, un choc brutal, le lendemain dans le journal local quotidien on annoncera 12 décès dont 8 enfants âgés entre 6 et 10 ans. Sullivan derrière le chapiteau, discutait avec le dompteur, il n’a par chance pas été touché, il accoure accompagné de son acolyte, tous deux apeurés… Sullivan se presse pour retrouver celle qu’il aime… il l’a trouve, sous le gros morceau de bois, c’est Ying…Fatalité… C’est vrai qu’elle était belle…
__________________ "tu es la boussole de mon coeur, sans toi mon coeur se perd, sans toi j'ai tout perdu" |