petit texte... A la lueur d’une chandelle, un homme écrit, le cœur a l’ouvrage, il réfléchit… Son esprit part dans ses songes éveillés, il s’envole, il pense tout bas, prend des notes, corrige les fautes, rature, change certains mots mais il a une seule chose en tête c’est « elle ». Elle s’est une énigme, une diablesse, une enchanteresse, une fée même mais surtout elle a un don, celui d’inviter notre poète a rêver, a la rêver…. Elle est un regard, un physique, un coup de foudre, l’unique qu’il attendait mais aussi un corps digne d’une courtisane, d’une meneuse de revue des années 1900. Dans la tête de notre homme de lettres, les images fusionnent. Il la voit, il la sent, il l’effleure, il finit même par l’encadrer d ‘un ruban violet avec des effigies de cupidon pour motif et des oiseaux perçant le ciel du paysage. Cupidon muni de son arc a flèches magiques symbolisant l’amour éternel et les oiseaux la liberté, il ne souhaite pouvoir que l’aimer, la chérir mais tout en la laissant libre, libre de penser, libre de choisir, mais aussi libre de l’aimer. Ensuite il y rajoute un décor, celui d'un champs de blé, harmonisant la couleur de ses cheveux tressés et des épis. Puis, de détails en détails, il souligne les traits de son visage, des yeux amande, par gourmandise certainement, un regard malicieux qui laisse le présage d’une enfance pleine de fraîcheur, les fossettes creusent son visage, elles s’accordent merveilleusement à son sourire accrocheur.
Il fait une pause, le temps de délecter un café crème sans sucre. La bougie chancèle comme émue de la beauté de l’héroïne, la mèche se débat contre la cire brûlante qui se liquéfie, la flamme s’accroît, se décroît, elle crie, elle hurle, elle vit tout simplement. Les objets de la pièce ont pris des attraits vivants, suivant les courbes que laisse échapper la lueur de l’éclairage. Notre homme, écrivain a ses heures, utilise une plume et un encrier, il semble nostalgique au temps passé. Il a la posture d’un homme de lettres, un homme savant mais attaché aux choses anciennes, un conteur d’histoires. Parfois il relève la tête et sourit, un sourire qui en dit long, en réponse a celui de cette mystérieuse « elle »
Il se replonge dans ses écrits et là il la dénude à ses auteurs, on a pour impression qu’il veut que tout le monde la connaisse, que tout le monde la voit avec ses yeux a lui, mais elle, dans ses interprétations, elle reste indifférente, comme ingrate et secrète, oui elle est bien mystérieuse. Il lui trouve les atouts dignes d’une sirène, le charme d’une déesse de mythologies grecques, la douceur d’une pétale de fleur au printemps, la naïveté d’une princesse de conte de fées, la gentillesse d’une deuxième mère pour enfants, la fraîcheur de la rosée du matin… Il est fasciné, envoûté par « elle » dépourvue de défauts à ses yeux, à son cœur.Là maintenant s’il pouvait juste lui dire une phrase se serait « dis-moi oui pour toujours, dis-moi oui pour la vie ». Minuit vient de sonner aux carillons, il referme le livre de ses espoirs, l’histoire d’un rêve. Il n’était qu’un rêve, elle n’était qu’une illusion…
*étincelle-forever*
__________________ "tu es la boussole de mon coeur, sans toi mon coeur se perd, sans toi j'ai tout perdu" |