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  #1  
Vieux 02/01/2006, 21h38
 
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 11
Par défaut Hum ... Je tente ^^;

J'avais déjà écris quelques poèmes ( à tendance plutôt amoureuse et personnelle ... ) sur le forum d'unpeudamour.com

Je les aurais bien republiés ici mais un malencontreux plantage chez ce *** de PC fut le sinistre glas de mes écrits en tout genre ( ainsi qu'un nombre de données et de docs bien plus importantes ! >< )

Cependant , étant donné que ca fait un moment que ca m'est arrivé , j'ai eu le temps de refaire le plein ... Voici quelques un de mes derniers , plutôt d'inspirations médievale

Bonne lecture , et les avis , quels qu'ils soient , sont les bienvenus
__________________
Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi ...
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  #2  
Vieux 02/01/2006, 21h38
 
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 11
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Par les chemins

Par les chemins j’ai rencontré
Le bœuf et le charretier
Dans leur sillage de poussière
Leurs costumes craquelés de terre séchée

Par les chemins j’ai rencontré
La lavandière et son panier
Sa chevelure flottant vent, boucles de cuivre
Etait d’ocre parmi les reliefs florissants du linge frais

Par les chemins j’ai rencontré
Le paysan et son mulet
Ballotants sur le sentier
Comme tanguerais une barque fatiguée




Par les chemins j’ai rencontré
Les bois et le cerf caché
Derrières les arbres et les fourrés
Souverain de l’ombre sylvestre

Par les chemins j’ai rencontré
Les branches nues et les rochers
La silhouette floue du Malin
Se jouant de moi dans la forêt

Par les chemins j’ai rencontré
L’aboutissement de mon équipée
La Mort et sa faucille acérée
Au carrefour des destinées
__________________
Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi ...
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  #3  
Vieux 02/01/2006, 21h41
 
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 11
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Les deux amants

La Vie avait voulu que leur fortune se trace
Un soir d’été à la voûte étoilée
Que là, au milieu d’une foule folle et agitée
Doucement leurs existences s’entrelacent

Elle déambulait en nuitée dans une foule sans visage
Fleur fanée dérivant lentement dans les méandres
Robe de lin blanc et discret corsage
Portant en ses mains plateaux garnis de pains et de viandes

Il était le roc au milieu de toutes ces panses en ripaille
Lointain rêveur au banquet des fols
Les yeux noyés dans l’infini de la nuit aux étoiles d’émail
Préférant à l’abondance des mets l’élégance d’une chouette en vol

Tout était bruit, tout était abondance et folie
Pantins à leur table, se réjouissant de leur bonne vie,
Riaient et s’enivraient de l’essence du confort
De la facilité, mettant leurs esprits à mort

Fendant de ses pas les gigues endiablées, les fioritures de bacchanales
Elle s’avança à sa table pour y déposer quelque nourriture
Il quitta des yeux les frêles plumes de l’oiseau nocturne
Pour se poser sur les blanches mains dont la pureté en était l’égale

Leurs regards se croisèrent et dans le silence d’un temps suspendu
Ils se dévisagèrent longuement, comme si leurs yeux l’avaient toujours voulu
Et autour d’eux la foule s’était perdue dans le vent d’été
Ils étaient seuls, sous le cristal de ce moment éthéré

Puis, comme une sinistre mécanique, le Temps avait repris sa course impitoyable
Il l’avait vue, impuissant, détacher son regard du sien avec douleur
Et se perdre de nouveau parmi cette masse de badauds méprisable
Engloutissant les reflets de sa robe blanche, frêle fleur

Il était revenu le lendemain, et chaque soir suivant
Le cœur tremblant, l’esprit palpitant
Espérant la voir et se gorger de sa vue
Comme on boit l’eau à une source bienvenue

Et elle, pauvre âme ballottée dans ce vacarme de rires sans vie,
Priait chaque soir pour sa venue et le cherchait en vain dans la masse
Elle l’attendait, lui, cette lumière parmi les ombres, son regard infini
Confiant ses rêves et ses espoirs frémissants au vent qui passe

Et tandis que leurs cœurs se désiraient, leurs yeux ne se voyaient pas
Pourtant fleurissait en leur esprit un espoir ingénu
Un bouquet d’émotions aux parfums enivrants qui leur étaient inconnues
Et la certitude à la fois douce et fébrile que l’autre était là

Or un soir – Le destin s’était-il lassé de se jouer d’eux ? – ils se virent de nouveau
Et, une fois de plus, une vague grondante d’émotion engloutit les badauds
Les laissant seuls, portés par le courant de leur amour,
Se rapprocher l’un de l’autre à pas doux, presque hésitants, le souffle court

Et là, l’instant éternel fleurit à nouveau dans l’air du soir enivrant
Avec la délicatesse d’enfants timides, la passion des amoureux
Leurs souffles se mêlèrent et d’un baiser immortel fut scellé le destin des amants
Deux âmes brûlantes qui aussitôt s’envolèrent vers les cieux

Pour ne plus en revenir …
__________________
Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi ...
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  #4  
Vieux 02/01/2006, 21h42
 
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 11
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Par trois fois …

D’après une légende du pays de Galles


Un jour morne où la dentelle d’une brume matinale couronnait un lac lisse
Un pêcheur s’y rendit afin d’avoir de quoi remplir sa panse qui criait famine
Or, voilà qu’arrivé au centre du point d’eau, le malheureux glisse
Et tombe de sa barque pour rejoindre les eaux cristallines

La main du destin est cruelle, notre pêcheur ne sachant point nager
Bât bêtement des bras, s’époumone à supplier de l’aide, toussant et crachant.
Il finit par perdre son souffle et s’évanouit bien rapidement.
Il coule lentement vers les profondeurs qui semblent le happer.

Mais voilà que vous criez au scandale, l’air éploré.
« Quelle histoire lugubre ! Que nous racontes-tu là, conteur ?
« Crois-tu qu’un tel récit peut nous intéresser ?
« Cherches-tu à provoquer nos pleurs ? »

Calmez vos cœurs souffrants jeunes gens
Car bonne histoire nécessite la floraison de fortes émotions
Sachez que, de la suite de mon histoire, vous êtes totalement ignorants
Alors asseyez vous de nouveau et écoutez cette continuation.

Mais le lit du lac ne lui servit pas de linceul funéraire
Car une ondine le sauva du triste destin qui lui était destiné
Le hissa sur le rivage puis usa de ses pouvoirs pour qu’il ne meure noyé.
Durant une nuit entière elle le laissa guérir à la lumière lunaire.

Lorsqu’il la vit apparaître à son réveil,
Le pêcheur en tomba fol amoureux.
L’ondine lui avoua aussi ressentir sentiments pareils
Et lui promit, en bonne épouse, de le rendre heureux.

Tous deux descendirent dans les profondeurs du lac de moire
Afin d’aller demander au père de la dame des flots brillants
La permission de vivre ensemble une vie sans déboires,
Imprégnée de la tendresse et de la douceur des amants.

Notre pêcheur fut doté de branchies par sa future femme
Il fit avec joie la connaissance de la gente marine
Et arriva bientôt, par les chemins des eaux cristallines
Au palais fluide du père, couronné d’algues brillantes en guise d’oriflammes

L’ondin consentit à laisser partir sa fille, non sans tristesse.
Il leur passa au doigt une alliance faite d’herbes tressées
Et d’une voix sévère qui voulait cacher sa détresse
Adressa à son gendre ces palabres qui, dans son cœur, devaient rester gravées

« Je te donne ma douce enfant, mais tu dois d’abord m’écouter
« Si, qu’importe les conditions et les manières,
« Si, par trois fois, tu oses la frapper
« Elle reviendra vivre avec moi dans l’eau des lacs et des rivières »

Le pêcheur lui promit de ne jamais lever la main sur la belle
Et après un dernier adieu, ils remontèrent à la surface pour la vraie cérémonie.
Pour l’occasion, l’ondine se fabriqua une robe d’écume fine comme de la dentelle,
La piqua de glaïeuls et de perles d’eau contenant la lumière du Soleil de midi.

Ils vécurent en parfaite harmonie durant plusieurs années.
L’ondine mit au monde un garçon lorsque vint le printemps après leur union.
Chacun de leurs amis fut saisi par la beauté du nouveau-né :
Ses yeux miroitaient comme l’eau, ses cheveux étaient d’argent comme les écailles [d’un poisson.

Or, le peuple de l’eau n’est en aucun point pareil aux gens de la terre.
Par certaines de leurs coutumes, il arrive qu’ils puissent surprendre ou vexer.
L’ondine, même en ayant quitté son royaume liquide et son père,
Ne pouvait se soustraire aux coutumes qu’on lui avait enseignées.

Un jour, une de leurs amies vint à se marier,
L’ondine fut secouée de sanglots à peine la cérémonie commencée.
Or, en voulant la réconforter,
Tous s’aperçurent que c’était de dépit et non d’émotion qu’elle pleurait !

La mariée passa le reste de la soirée boudeuse et courroucée,
Les larmes de l’ondine ne cessèrent pourtant de couler.
Le pêcheur fut obligé de l’emmener sous les regards sévères des invités,
Et voici qu’une fois dehors, la belle redevint gaie !

Son époux, lassé par ces simagrées,
Lui donna une tape légère sur le bras.
Bien que le coup soit dénué de toute méchanceté,
L’ondine cessa de sourire et le dévisagea :

« Prends garde pêcheur !
Tu sais que tu as ta place dans mon cœur,
Mais tu ne dois point oublier
Les paroles qui, par mon père, furent prononcées. »

L’homme s’excusa, tout penaud
Et la belle lui sourit.
Elle lui prit la main pour rentrer dans leur maison au bord de l’eau
Et aller s’occuper de leur petit.

Trois années passèrent sans être troublées.
Une petite fille, cette fois, naquit dans leur maisonnée.
Mais à nouveau, ayant oublié les mœurs de ce pays « d’en haut »
L’ondine agit comme les êtres de l’eau.

Un jour d’été étouffant,
Elle se baigna dans le lac avec le plus âgé de ses enfants.
L’ondine entraîna son fils vers le centre, jusqu'à ce qu’il perde pied,
Et le regarda s’enfoncer sans esquisser un mouvement pour le sauver.

Le pêcheur vit la scène de sa fenêtre et se rua à l’extérieur.
Il plongea et nagea avec fureur,
Mais une fois arrivé à l’endroit ou son fils avait sombré
Il l’aperçut nageant avec aisance à quelques mètres sous ses pieds !

Face à la colère de son époux, l’ondine tint ces propos :
Elle lui dit que son intention n’était pas de le noyer,
Mais de faire percer en lui les capacités du peuple des eaux.
Pourquoi avait-il cru qui puisse se noyer, alors qu’il était métissé ?

Le pêcheur, furieux, passa une bonne heure à la sermonner,
Mais sa femme semblait ne rien vouloir écouter.
Oubliant les avertissement passés,
L’homme tapa sans réelle violence sur son épaule argentée.

Les yeux lumineux de l’ondine prirent une teinte triste
Elle semblait impuissante face au fait accompli.
Détournant les yeux sur les flots brillant sous le Soleil de midi
Elle prononça d’un ton sinistre :

« Prends garde pêcheur !
Tu sais que tu as ta place dans mon cœur,
Mais tu ne dois point oublier
Les paroles qui, par mon père, furent prononcées. »

L’homme réalisa avec effroi ce qu’il venait de faire.
Il se jeta aux pieds de son aimée et se mit à pleurer.
Elle l’étreignit en lui disant qu’elle lui avait déjà pardonné
Mais qu’au prochain oubli, elle retournerait à la rivière.

Les années passèrent paisibles et prospères.
A 18 ans, la fille était aussi belle que sa mère,
Plus gracieuse et plus délicate à chaque saison.
Le charme étrange de son frère faisait tomber toutes les damoiselles en pamoison.

Inutile de dire qu’ils n’eurent pas de difficultés
Pour trouver quelqu’un avec qui se marier.
La fille choisit un solide et poétique garçon,
Son frère donna son cœur à une jeune pucelle aux cheveux blonds.

Or, à la cérémonie de fiançailles de ses deux enfants, qui fut fort gaie
L’ondine ne but pas que du lait.
Elle termina la soirée ivre morte,
Insultant ses enfants et leurs futurs compagnons d’une voix forte.

L’aimée du fils fondit en larmes et s’enfuit de la cérémonie,
Le fiancé de la fille resta digne mais son teint rougit.
La fête en fut gâchée, le curé apparut comme scandalisé.
Les invités s’en allèrent, gênés.

Le lendemain, l’ondine se leva fraîche et dispose, comme si de rien n’était.
Son époux lui raconta ce qu’elle avait fait hier au soir
Mais elle ne manifesta pas le moindre regret.
Il entra alors dans une colère noire.


Il lui asséna une violente claque au visage,
Oubliant de ce fait l’innéfaçable présage.
L’Ondine baissa les yeux
Et d’une voix tremblante prononça « Adieu »

Sous les yeux de son époux tétanisé,
Elle s’avança lentement vers les flots
Et disparut dans les profondeurs irisées
Sans ajouter le moindre mot.

La Dame des Eaux jamais ne revint,
Et son époux souvent près du lac vint s’agenouiller
Pour la supplier de lui pardonner et de revenir à ses côtés
Mais ce fut en vain.

Le pêcheur regretta longtemps de l’avoir frappé
S’attirant le mépris de ces enfants.
Il souffrit pendant des années,
D’avoir oublié l’avertissement.

Le pauvre homme en mourut avant l’heure.
On l’enterra près des eaux du Lac devenu noir et silencieux.
Et la Légende raconte qu’à chaque pleine Lune dans les cieux,
L’ondine sort du Lac et se penche au dessus de la tombe pour pleurer leur ancien [bonheur
__________________
Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi ...
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  #5  
Vieux 04/01/2006, 20h58
Avatar de OddGirl
Super Modérateur
 
Date d'inscription: mars 2004
Sexe: Feminin
Messages: 2 088
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C'est vraiment beau!! C'est dommage que tu ais perdu les autres, ces pc alors! ils nous rendent dingues!!
__________________
* Little Fairy *

"Dors avec les anges et rêve de moi car un jour tu pourras dormir avec moi et rêver des anges."

"Pardonne beaucoup aux autres; à toi, rien."
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