Parlons d'Amour    

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  #1  
Vieux 13/05/2007, 23h27
 
Date d'inscription: mai 2007
Messages: 31
Par défaut cas clinique à expertiser

Bonsoir à tous, je suis un garçon de 24 ans qui a besoin de crier. Voici ma conception de l’amour et je crois qu’elle va me tuer. Le texte qui va suivre, je l’ai commencé dans la fin d’après midi et je le termine par cette intro avant de le poster. Je suis à bou et lui il est surement bourré de fautes d’orthographe, de tournures incorrectes, c’est ma spécialité alors que je sais que les idées sont intiment liés aux mots qui les expriment et qu’on se doit de les rendre aussi claire que possible si on veut les partager. Il y’à même un risque que vous compreniez parfois le contraire de ce que je voulais exprimer mais je vais le laisser dans cet état, çà ne fera qu’illustrer un peu mieux le désordre de ma pensée, si je les corrige je serai tenté de changer certaines choses… Et vous faire attendre, se serai comme cacher mon fourbi dans les placards, sous le lit, tandis que vous tapez à la porte à l’heure précise où je vous ai demandé de m’aider à ranger. J’ai surement besoin d’entendre des choses que vous avez déjà écrit à d’autres, ce que mes amis, ma famille auraient pu aussi me dire mais je ne préfère pas leur en parler.




L’amour c’est un pied de nez à la raison, une balle perdue qui vous transperce le cœur, là où le meilleur tireur n’aurai pas su vous toucher. Je ne veux pas que l’amour soit un choix ni une opportunité, je veux qu’il me foudroie sans autre formes de procès. Je ne veux pas de ces amours arrangés, dont le simple fait de l’énoncé me répugne. Ces semblants d’amours qu’on concède parce qu’on est désespérait, que l’on forge dans une débauche d’étincelles aux yeux du monde pour se persuader qu’il est vrai. Parfois même il faut des années, le temps que l’espoir d’un amour fou ne se soit évaporer, alors on accepte qu’il soit raisonné, après tout si on fait le bilan, une addition d’année est toujours positive. L’autre me convient bien si l’on est toujours ensemble. C’est peut être çà l’amour, l’amour serait l’habitude, une bête en cage qui par usure se laisserait apprivoiser. Quand tout espoir est perdu pourquoi ne pas attendrir nos joailliers. On se laisse caresser et on prend finalement du plaisir à lécher là ou on aurait mordu sauvagement lorsqu’on était encore le plus voraces des carnassiers. Non ! Ne jamais se laisser domestiqué, je préfère être l’esclave d’un amour impossible que l’autre à réprimer que de me tromper et devenir le complice d’un amour arrangé, si l’autre ne veut pas m’aimer alors je souffrirai à la hauteur de mes espérances éventrées et étirées.

En réalité, on vie une époque désenchantée, même cet amour là n’est plus d’actualité. On se contente d’être avec quelqu’un pour partager, combler son quotidien. C’est mieux de se retrouver le matin face à un autre visage que son oreiller, de voir 2 brosses à dent à touche- touche dans le gobelet, de regarder l’autre et oublier que 2 personnes simplement à proximité se définissent plus par le vide qui les sépare que l’événement qui les a rapprocher. C’est une facilité, un palliatif que certains prennent tôt, quand on ne peut plus se supporter autant se charger du poids de quelqu’un d’autre pour qu’il s’ajoute au sien et que l’on s’imagine par conséquent plus léger. Je ne veux pas devenir un animal domestiqué, je ne veux pas me bercer dans les bras d’une surnu-mère-aire.

L’amour peut être caractérisé par une trippotée d’adjectif aussi interchangeable qu’hypocrite mais qui peuvent tout de même lui aller quand il est partagé : noble, beau, merveilleux... Je n’ai plus envie de le qualifier, une seule distinction m’apparaît, l’amour muet et l’amour partagé. Je ne connais que le 1er, celui que l’on n’ose pas exprimer du tout ou tel qu’il est. J’ai du tombé amoureux plusieurs fois et il ne s’est rien passé, je suis resté seul à le contempler. En fait, je n’ai jamais pu confronter ma représentation de l’amour à la réalité de l’autre, ou par des chemins détournés, mais je ne l’ai pas éprouvé. Dans ces conditions on peut tomber plusieurs fois amoureux comme on tombe du haut d’un échafaudage en se brisant les reins un peu plus à chaque planche traversée et alors l’amour devient une maladie sans remède fait de rechute à la volée. Pour moi l’amour est une attraction irrésistible, qui met naturellement 2 êtres à porter sans un mouvement ni un mot forcé. Je dois être trop lourd.

Qu’est ce qu’il reste pour me soigner ? Comment devenir plus léger ? Devenir frivole, je pourrai séduire la 1ére venue, après tout je suis un homme, et certaines filles ne cherchent pas plus qu’un coup pour une soirée tout comme moi si j’y venais. Je pourrai faire l’amour avec elle, une baise entendue, çà me permettrait peut être mieux de cerner l’amour, par l’absurde, pour voir ce qu’il n’est pas et puis profiter d’un flottement pour le réduire à sa composante mécanique brute sans magie, ne serrer qu’un corps. Pire, me laisser abusé, croire un instant que dans l’acte sexuel tout se confond, que de forniquer avec n’importe qui s’est invoquer l’amour, comme un droit sacré. C’est vrai que l’illusion vaut autant que le vraie pour un néophyte qui se fou d’être berner. Non ! Je ne me laisserai jamais glissé vers les travers que je viens de décrire, j’en mourrai de fierté, plutôt crever vierge et pourrie comme un fruit mûr oublié dans un verger. Je ne serai pas cueilli par la 1ére main ouverte, secouant négligemment l’arbre à la recherche d’une pauvre pomme prêt à vaciller.

Pendant ce temps, que devient l’être aimé ? Je laisse au hasard que je haie le soin de nous faire nous rencontrer. Puisqu’elle ne m’aime pas, sinon tout ne serait pas si compliqué, je prends maladroitement la conversation en main au lieu de prendre sa main tendrement et j’étouffe le seul langage qui exprime ce que ressens pour elle mais que je ne suis pas digne de parler. Je joue une comédie qui doit avoir son efficacité, je suis sûr qu’à aucun moment elle ne sent que chaque banalité que je prononce me déchire la cage thoracique mais ne découvre pas mon cœur qui reste emprisonné. C’est une agonie sadomasochiste et pathétique de mourir juste à côté de ce qui nous tue tout en lui cachant, on se donne l’impression de gérer, comme si l’amour était le seul capital qu’on laisserait se dilapider sans sourciller. Belle farce publique, mais dans le privé ne rien me voiler, ni feindre l’indifférence, tout cacher à elle pour ne pas l’indisposée mais jamais à moi, laissé la plaie à vif, ne pas la panser, qu’elle s’étende et me bouffe tout entier. Que chaque moment de ma vie s’accompagne de cette douleur masquée. Crier intérieurement, même si ce n’est que dans mon crâne que ça résonne, jusqu’à me percer les tympans et n’entendre plus que mon cœur déréglé.

Peut on, lorsqu’on croit que l’être aimé est inaccessible, tout lui caché ? Quelque chose doit bien transpirer ? Comme d’un corps malade dont toutes les plaies suintent d’un pu inconvenable, même le bandage juste posé se gorge de ce liquide qui ne cesse de s’écouler et se confond instantanément avec celui qui vient d’être enlever. Ce liquide qui se repend au sol comme une flaque de pisse incontrôlée, l’impuissance d’un mourant incontinent et vaniteux qui dans un dernier élan tenterait de séduire par la pitié l’infirmière à son chevet. Je n’en veux pas non plus. Je préférai mourir dans mes linges trempés, sans aucune assistance, dans la déchéance la plus précaire, devenir plus déguelassement mort qu’un cadavre décomposé qui lui acquiert une certaine noblesse une fois que l’os apparaît sous les derniers lambeaux de chaire que les vers partagent. Plutôt ne plus la voir que de me déguiser en momie.

Ou alors au lieu de toutes ces simagrées, pourquoi ne pas lui avouer simplement ? Là fixer dans les yeux et lui dire que je l’aime. Quelle retour amèrement merveilleux elle m’accorderait dans ses yeux surpris et courroucés, comment peut on oser prononcer ces mots que l’autre n’attend pas, bâfrer son amour comme une paire de gifle, le dénaturer, le rendre commun, si tout le monde osait dire à l’autre qu’il l’aimait alors les personnes merveilleuses resteraient enfermés dans des hautes tours sans escalier de peur d’être harceler. Vous me direz, aimer, c’est s’exposer. De mon côté, quand je sens que ce n’est pas partagé, je garde tout pour moi, comme un trésor incommensurable devant rester secret car il rendrait la richesse du cœur banale à en crever.
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  #2  
Vieux 14/05/2007, 12h33
 
Date d'inscription: novembre 2006
Messages: 186
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bonjour,
cas intéressant bourré à craquer de contradictions Pas le temps de répondre vraiment maintenant.
Juste le dernier paragraphe, une des contradictions qui me marque plus que le reste :
"si tout le monde osait dire à l’autre qu’il l’aimait alors les personnes merveilleuses resteraient enfermés dans des hautes tours sans escalier de peur d’être harceler"
Cette idée n'est pensée que par rapport à un qualificatif "merveilleux" aussi subjectif que vague. Très éloignée de la notion de l'amour irréfléchi et imprévu que tu nous exposes au début. A moins évidemment que cet amour irréfléchi ne soit basé que sur une attraction primaire que tu considères presque comme un don divin alors qu'il n'est que l'expression de tes hormones.
En plus par cette phrasee qui me perturbe, tu créés une distinction très nette entre les merveilleux harcelés, unique etre dignes d'etre aimé, et leur "harceleurs". Le camp des aimants (sans attraction) et des aimés, vision classique de celui qui est déçu par son etre aimé...

Bon alors je reviendrai sans doute plus tard. En attendant, ta poursuite d'un rève, d'une utopie, additionnée surtout d'une frousse intense de l'engagement cachée derrière une pseudo-fierté, me fait songer que tu des difficultés par rapport aux relations humaines et que tu ne dois pas te sentir très à ta place dans ce monde. Je me trompe peut-etre je me trompe ?
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  #3  
Vieux 14/05/2007, 19h37
 
Date d'inscription: novembre 2006
Messages: 186
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Il y aurais des tonnes de commentaires à faire sur tes tirades revendicatives, mais finalement ça ne servirais pas à gd chose. Tu sais bien au fond de toi que l'amour n'est pas aussi évident que ça, que s'adapter et créer quelque chose à 2 n'est pas se renier et se faire dompter, qu'être deux rassure et aide mais qu'il faut du courage pour laisser quelqu'un entrer dans son domaine vital, que le prix des 2 brosses à dents dans le gobelet, c'est le dentifrice dans le lavabo.
Tu sais aussi que tes paroles sont profondément égocentristes, pas dans un sens péjoratif, mais dans le sens où tu te fais croire que tu es seul, que tu ne peux que te renier dans ces amours imparfait au lieu de songer à ce que tu apportes à l'autre personne qui te regarde.

Bon après avoir bien vider ton sac, tu en arrives à la conclusion la plus claire. Lui parler. Arretes d'essayer de te convaincre. L'amour précieusement gardé à l'éclat d'un trésor mais il n'est qu'obsession. Aimer est s'exposer, oui éventuellement, mais aimer c'est surtout s'ouvrir. Oui tu vas te manger des vents, mais tous ses espoirs déçus qui mènent finalement à apprécier un vrai amour sont un trésor qui vaut plus qu'une obsession.
Alors arrete de partir perdant . Mets toi un coup de pieds au fesses et va faire connaissance et apprendre à séduire au lieu d'attendre qu'une fille te tombe toute "cuite" dans la main. Et puis va demander conseil auprès des autres gd timides de ce forum.

ps : vu ton profil, tu devrais peut-etre essayer les jeux de roles pour vaincre ta timidité
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  #4  
Vieux 14/05/2007, 20h16
 
Date d'inscription: septembre 2005
Messages: 98
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tu serais trop beau pour elle.
__________________
Pourquoi j'avais écrit ça moi
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  #5  
Vieux 15/05/2007, 00h53
 
Date d'inscription: mai 2007
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Bonjour Vick,

Je n’attendais pas à ce qu’on me dise que ce j’ai écrit est la preuve d’une grande sensibilité, d’une rare intelligence humaine, merci de l’avoir bien identifié, se sont bien les balbutiements d’une âme enchainée qui a décider de se cogner dans tous les corps rencontrés pour se libérer. Tu es le premier solide avec qui je rentre en collision et je vais tacher de prendre conscience de cette 1ére contradiction que tu as soulevé, en espérant avoir le recul nécessaire pour faire éclater sa vérité.

Ici, l’adjectif « merveilleux » est employé dans le sens où les personnes qui en serait qualifiées susciteraient l’admiration de tous. On est loin de la définition de l’être aimé, mais plutôt dans une idéalisation mièvre, comme si on lui attribué toutes les qualités du monde jusqu’à en faire un objet que l’on croirait convoiter pas tous alors que l’amour est un lien particulier. J’espère que çà fait écho à « très éloigné de la notion… au début ». Alors pourquoi ai-je qualifié les personnes que l’on aimerait ardemment avec tant d’amertume ?
Et bien, comme tu l’as soupçonné je suis dans le camp des vaincus, déçu et fatigué, j’exprimais bien une contemplation désabusé bien loin de la passion qui m’animait au début du texte… la regardant depuis l’autre côté du grillage des lignes que je traçais. Je sais que c’est moi le seul fautif, que je me suis auto-séquestré et fièrement je ne tendrai pas les mains pour mendier une once d’amour dépité…

La fierté, la frousse, 2 sentiments que je n’espère pas mélanger. Tu penses peut être que je brandi l’une pour la superposé à l’autre. Tu l’as dis toi-même, si c’est le cas, c’est de la pseudo-fierté comme tu l’as énoncé, car la vraie ne peut que s’écrouler sur une fondation si fragile. J’ai seulement la fierté de me dire que j’ai la frousse et la lâcheté de l’avouer, du moins pas à vous. La fierté de finir seul si rien n’est parfait…

Nous voilà véritablement au plus intéressant, face à l’inachevé de ce qui a pu, pourrait encore se passé à la suite des 2 séries de point de suspensions révélant le suspens reporté et non la simple transition apparente d’un paragraphe vers un autre. J’ai donné mes explications à une partie de ton 1er post, la fin de celui-ci sera traitée avec le second puisqu’il le prolonge et le complète par des suggestions et que finalement, il n’y aura pas de questions-réponses pied à pied sur l’incohérence de mes tournures torturées. Tu as bien raison à quoi bon remuer le couteau dans la plaie. Sache que ce que tu m’as dit m’a touché, même si il y’a des conseils qui n’auront pu lieu d’être une fois la suite révélée.

Les points de suspensions nous ramènent à l’histoire du « pourquoi ne pas lui en parler ? » conclusion évidente qui m’a malmené. T’es tu posé la question de si je ne l’avais jamais fait ?
Aurai-je tellement maquillé certains faits qu’ils en auraient été déguisés ? Et bien la suite va vous permettre de reconnaitre les personnes qu’une mise en scène décalée à complément transformées.

L’histoire commence en terminal. Rien d’intéressant à relever de la jeunesse innocente ou l’adolescence cloitré dans un internat accepté pour une formation particulière où la réalité des quelques filles présentes m’a enseigné sagement la différence entre l’attirance sexuelle et ce que j’imaginai au-delà des murs du pensionnat.

J’étais donc en terminale, elle s’appelait Delphine, je ne rêvais que de chasser ses 2 mèches espiègles pour laisser apparaitre ces 2 yeux amendes qui fendaient les miens, comme 2 de coques de noix plus tendre que le fruit de mon âme qu’ils auraient dû protéger. Après qu’on est sympathisé, discuté plusieurs fois à la fin des cours, j’ai osé l’invité à boire un verre. Je savais qu’elle avait encore en tête son ex, qui se foutait d’elle et elle le savait mais tout comme moi aujourd’hui elle pouvait tout aussi bien se libéré de ses pesantes chimères. Je vous passe les détails, elle a juste dit qu’elle était honoré, elle a été gentille, une vraie infirmière avec le sens du devoir… On a continué à se voir, à discuter et puis j’ai senti avec le temps que je l’ennuyai, car malgré l’air acceptant du malade condamné à l’amputation de son amour vérolé, je devais puer l’espoir de la gangrène qui répugne à s’en aller.

J’étais à l’université, elle s’appelait Laura, j’espérais que mon épaule lui serve d’appui tête toute une soirée, de m’enivrer de son tendre parfum à en suffoquer. J’aurai fait n’importe quoi pour que de sa bouche éclate son rire en cette note répétée qui me touchait profondément, infiniment plus loin que la symphonie la mieux élaborée. Elle était frivole, semblant ne faire aucune confiance aux hommes mais déprimée au possible lorsqu’elle était seul, les noms de ses ex défilés comme les mois d’une année. Quand je l’ai rencontré elle avait quelqu’un et moi j’étais surpris d’être de nouveau amoureux alors j’ai caché la passion et j’ai feint comme n’importe qui l’amitié le temps de mieux la connaître et de craquer… et puis un jour je lui ai dit la vérité, je l’ai trahi, son regard c’est décomposé, elle n’a pas eut le temps d’improviser l’absence de surprise surfaite pour rendre la situation acceptable alors elle a préférait faire comme si je ne n’avais rien dit. Comme si le jour ne s’était pas levé et le temps d’un soupire elle s’est éclipsé dans un autobus pareille à une haute tour couchée. On a continué à ce voir et c’est avec elle que j’ai masqué le plus longtemps les odeurs nauséabondes de mon amour agonisant avant de m’en écœurer moi-même.

C’était encore l’époque ou je ne voyais rien d’autre que l’être trop idéalisé avant que je me laisse tenté par un amour arrangé et honnête dont j’ai imaginé les conséquences précédemment sans ne les avoir expérimentées mais dont l’une des dompteuses au regard complice a cru bon de me libérer avant que quoique se soit ne se soit passé, merci Claire ? Quand à une autre, elle a fait preuve d’un attachement tellement fort après le seul baiser qu’on est échangé que l’idée de faire un bou de chemin ensemble et de savoir qu’à coup sûr je l’abandonnerai m’a coupé l’herbe sous pied. Notre baiser avait été insipide et elle, elle voyait cupidon volait, pardon Elodie. Je donne, pour traduire tout un paragraphe l’image impudique d’une voltige à la hauteur de la cuvette des toilettes d’une boite de nuit pour mieux la briser, ce n’est pas arrivé.

C’était la version remasteriser, où j’ai tenté d’identifier les muses déchues qui m’avaient inspiré. Certains seront peut être perplexe, s’est il amusé à tout masquer ? Il n’en est rien, il a fallut d’abord que j’écrive les « tirades » précédentes pour retrouver aujourd’hui l'origine des traits. Cette version n’est pas plus honnête, juste désenchantée. C’est l’histoire qui se fou de la religion alors qu’elle possède aussi ses icones, ses messies et inepties. Pour finir, je me sens perdu mais pas à un autre endroit qu’à ma place, c’est pire ? Je vais me coucher.
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  #6  
Vieux 20/05/2007, 20h19
 
Date d'inscription: novembre 2006
Messages: 186
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oki, la moitié (au moins) de ce que j'avais éventuellement supposé était faux . Bah j'aurai essayé de t'aider, ou plutot de te faire réagir. Ca ça a marché. Par contre on se pert dans la longueur et le lyrisme de tes textes, si bien qu'il est très dur de savoir ce que tu veux, si même tu attends quelque chose de nous finalement.
(désolée)

ps : comme je comprend Laura, pour ne pas infliger un refus ou balbutier des conneries, laisser à l'autre la chance de reculer en douceur sans se briser. Ce n'est pas du mépris, ni de la pitié, c'est de la gène parsk'on ne se sent pas à la hauteur des espoirs de l'autre c'est tout. Ca me rappelle le jour où mon premier tit copain, des Beaux-Arts, m'a demandé pour poser nue alors qu'on avait pas encore dormi ensemble. Ce fut très dur de faire semblant de pas avoir compris tout en piquant le plus beau fard de ma vie.
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  #7  
Vieux 21/05/2007, 01h09
 
Date d'inscription: mai 2007
Messages: 31
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Bonsoir Vick et aux vecteurs de passage,

Si je spécule et imagine que ce que tu avais écrit reflété aussi la moitié de ce que tu pensais, alors en fait, tu m’habillais de la camisole de l’aliéné complet. Je pense deviner (je souhaite) que tu ne regrettes pas ce que tu as écrit (qui peut se targuer à chaque rencontre de cerner du premier coup d’œil une personnalité ?) qui a été, il est vrai, le moteur de mon 2éme post, merci à toi.

Je sais que l’expression de mes messages doit vous paraître charger. Il est clair que je ne m’exprime pas de vive voix comme j’écris ici. Ce forum est le seul endroit où j’ai décidé (terme qui doit faire sourire ironiquement, car tout le monde sait bien qu’un S.O.S est envoyé après concertation stoïque de tout l’équipage confronté à une situation catastrophique…) de crier ma détresse avec la forme dont j’avais besoin pour la livrer.

Le lyrisme de ces messages… Il s’est allumé et s’épanouit dans les cendres des amours qui se sont éteint faute de n’avoir embrasé tour à tour qu’une seule destinée. Paradoxe de parler « d’une seule destinée », alors que ma jeune existence est une voie hésitante bordée d’amours naissants avortés, « tour à tour » étouffé dans des culs de sac invaginés. Ce lyrisme, c’est le charbon ardent sur lequel souffle fébrilement le forgeron mortifié de peur à l’idée de perdre la dernière promesse d’un feu nourri, d’un foyer pour deux. Et puis le lyrisme permet aussi parfois de ressentir, dire tout et son contraire juste après, sans avoir à se justifier, belle manière de s’oublier (il y’en à d’autre plus délétère...)

Maintenant le sujet principal, que suis-je venu faire sur ce forum ?

Le 1er post était un cri viscéral, le second, le même cri légèrement filtré pour un peu plus de clarté. Désolé si çà vous a brisé (et rebrisé) les oreilles, j’avais besoin de soulager ma peine (haine ?). Le nom de la rubrique était « parlons d’amour », je vous épargne le sous-titre, je ne crois pas avoir été hors sujet, je cherchais autant une épaule muette qu’une mouette interpellée. Vick, tu n’es aucune des 2, ce n’est pas une réponse cinglante à ta dernière interrogation, toi, tu es un témoin prêt à aider. Ton dernier PS m’a beaucoup intéressé, c’est une réponse inespérée. Cette expérience personnelle qui se rapproche de la situation dans laquelle j’ai mis Laura. J’ai besoin d’en parler. Cela m’aiderait de confronter mon ressentie à celui d'expériences féminines ici anonymes, délestées de toute peur de choquer par leur férocité ou d’attirer une moquerie indécrottable (et injustifiée). J’ai ouvert un nouveau sujet.
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