Discussion: L'antre du poète.
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Vieux 12/04/2004, 14h04
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L’antre du poète.



La pluie sillonne son visage ruisselant de lassitude ancestrale,
Une sirène silencieuse hurle au fond de ses yeux ancillaires,
Une sueur opaque coule nue le long de ses tempes littéraires.
Son corps trahi par le poids démesuré de l’existence banale
S’échoue dans l’ombre des pavés blancs anticipant le calvaire
Jusqu’au délabrement qui suture son rire démissionnaire.
Eaux de larmes, tristesse bénie par les nuées philosophales,
Meurtrissure intime inavouée d’une réalité banale, primaire
Au carrefour exact des rivages lynchés par l’ennui linéaire
Sa langue avide secrète une prose effervescente, instrumentale
Les muses nubiles inspirent sa main égarée en accent incendiaire
Styloïde improbable d’une illusion, d’une légende abécédaire
Pour naître sous les arceaux froncés de ses visions lacrymales.
De la courbure, d’une arabesque dessinée dans l’antre articulaire
Sous l’armure blindée de rectitude naissent les rimes testamentaires.
Son âme git sous ces impressions qui troublent ses ondes fluviales
Au même pas il ne se rencontre guère, il ne se voit plus, il se perd
Et la mélancolie transforme son cœur en miracle incréé, apothicaire
Bouleversant ses erreurs impassibles, noyées en face à face latérales.
L’errance l’étreint et, son corps lourd perpétue les chagrins séculaires
Jusqu’aux prédilections inadmissibles des convenances réfractaires.

Dimanche 11 avril 2004 13h29
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Ecrivain ainsi chaque nuit
Veilleur de ces ombres épaisses
Une déesse courbée sur ton front
Et toi si pur dans ma mémoire...
Auteur : Horizon lointain
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