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Vieux 29/07/2004, 06h28
Saphir Saphir est déconnecté
 
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Par défaut Les murs de carton [Prologue]

Les murs de carton


Prologue


Au début, l’immeuble m’était apparu comme un monstre contenant des dizaines de vies humaines en son ventre. Je me sentais un peu comme la proie devant une situation tendue, voire dangereuse.

Après avoir longuement observé l’endroit où j’allais passer l’année qui venait de commencer, je consentis à avancer et à m’engouffrer dans les entrailles inconnues du bâtiment. Après avoir complété les dernières formalités, on me remit la clé du petit appartement que j’allais occuper. Le 407. L’ascenseur douteux me mena au quatrième étage sans grincer, ce qui était plutôt surprenant pour une carcasse de cet âge. Le couloir ressemblait à tout couloir normal. Des lampes aux murs entre chaque porte, des petits écriteaux servant de repères à chaque domicile.

C’est ainsi que la porte 407 m’apparue, aussi verte que toutes les autres. Il faut dire que la décoration ne devait pas avoir été pensée bien longuement... Je dus déposer tout mes bagages au sol avant de pouvoir insérer la clé correctement dans le verrou. Tout cela était tellement bizarre. Je pouvais entendre un mélange de sons provenant de tout les côtés du corridor. Des téléviseurs, une sonnerie de téléphone, une fille qui riait, des bruits de vaisselles... Prenant le temps de découvrir les sensations, je me rendis compte que tout un monde d’odeurs entourait l’endroit. Steak, lasagnes, pâtés, soupes, et probablement des tas d’autres concoctions étrangères que mon esprit n’aurait même pas pu imaginer.

Sur ce, j’ouvris la porte et je pu enfin jeter le premier regard sur les quatre murs blancs qui allaient servir de décor à une vie nouvelle, une vie irréelle. Une pièce bien simple en apparence, mais tout de même la pièce contenant toutes les autres. Une salle totalement blanche au premier coup d’œil, mais richement coloré lorsqu’on décide de s’y attarder ne serait-ce que quelque temps.

Et ça, je ne l’ai pas su tout de suite bien sûr. Parce que dans l’immédiat, c’était la solitude extrême que m’inspirait cet endroit. Une sorte de prison immaculée. Et pourtant, pourtant... ce fut une erreur de penser cela.
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