âme en vacances Ce soir, ma fleur, ma douleur
De toi, je veux me libérer
Trop de peine, trop de larmes
En vain pour toi j’aurais versées
Je n’ai pas voulu voir le filet
Dans lequel je me suis emmêlé
Il ne me reste que les regrets
De m’être laissé aller
Dans tous tes pièges je suis tombé
Mais par l’effort, je m’en suis dégagé
Tu m’as mentie, tu m’as ruiné
Moi je t’aurais tout donné
Tant de mots d’amour, de parfums colorés
Dans le vent, pour toi, s’étaient envolés
Par ton indifférence et ton silence
Tu as consumé toute ma patience
Comment pourrais-tu balayer
Tout ce qu’on avait partagé…
Comment as-tu pu oublier
Tous ses mots d’éternité…
Ce baiser que tu m’avais donné
Etait le plus doux des cadeaux
Il n’est plus qu’une fleur fanée
Le plus lourd des fardeaux
J’ai peur de ne plus retrouver
Celle qu’en toi j’avais aimé
Celle qui me disait qu’un jour
Il y aurait des toujours
Alors que je commençais à croire
A quitter mon désespoir
Toi tu t’encanaillais
De moi tu te jouais
Ce soir, mon amie, ma froideur
Tu seras seule dans le noir
A jouer le jeu du désespoir
Sur l’échiquier de nos malheurs
Accompagnée de tes pions équipiers
Que tu manies avec habilité
Sans doute trouveras-tu d’autres hommes
Avec qui tu croqueras la pomme
Ce soir je veux me libérer
De ton jeu carnassier
Ce soir je m’en vais en vacances
A une autre il faut que je pense. |