Re : l'amour périeux Je comprends exactement ce que tu ressens Anais, car tu dois passer ton temps à te justifier et à te défendre contre toutes les attaques du monde. Les gens t'expliquent que ce que tu fais est horrible, que ce n'est pas sain, ... comme si tu avais choisi la situation ! Toi comme moi et comme les autres, si on avait pu choisir, nous aurions préféré une vie stable et convenue, bien dans le moule, et bien loin de tous les problèmes inhérents à ce genre de situation.
Aimer peut être une maladie, une maladie incurable qui se révèle extrêmement douloureuse pour soi et pour son entourage. Mais comme toutes les maladies, on ne choisit pas de la contracter. Le problème, c'est que ceux qui ne l'ont jamais attrapé ne peuvent pas se rendre compte de ce que c'est.
Quand je dis que j'aime ma femme, c'est vrai. Je pense l'aimer comme la plupart des hommes aiment leur femme. Mais quand je dis que je suis amoureux de ma collègue, c'est la même chose, puissance un milliard ; un amour complètement démesuré, qui me fait pleurer tous les jours et qui me torture l'esprit et le corps en permanence. Seuls ceux qui ont déjà vécu ça peuvent savoir ce que c'est.
On se croit à l'abri, bien au chaud dans sa petite vie, et boum ! ça nous tombe dessus comme ça. Pas besoin d'aller le chercher cet amour, il vient à vous comme par enchantement.
Et bien oui, comme Anais, j'en ai marre d'être jugé, de faire preuve de complaisance et de modération. Marre de se cacher, marre de n'exister qu'à moitié. Marre qu'on nous explique en permanence que ce que l'on fait c'est de la merde, qu'on ne se rend pas compte du mal que l'on fait. Bien sur que l'on s'en rend compte ; mais qui se soucie de nous au final ? L'être aimé ? Même pas. Alors on a juste le droit de la fermer et d'être malheureux.
Oui je comprends Anais. Et j'espère que ta route s'éclaircira, car toute la vie comme ça, moi, je n'y crois pas trop.
Bon courage à tous ceux qui sont dans la même situation. |