Merci à vous 2 de vous êtes piquer à cette question épineuse puisque qu’elle en a repoussé plus d’un (épines de ronce ou de rose, de mon cœur en tout cas). Que c’est été pour y répondre ou simplement faire évoluer le sujet. Si vous avez lu le post d’où en est parti l’idée (non, les frais d’aspirine ne sont pas remboursés) vous savez que j’ai déjà cloué quelqu’un sur la croix de mon honnête indécente et que mon amour devait être tellement lisse et grotesque qu’il n’a pas laissé de profonds stigmates… nous sommes restés dans une amitié unilatéralement vraie.
La manière dont Schtroumpfsbleu a résumé sa situation dans un autre sujet (trop pressé) m’a exorcisé de rire (moi, je dois être schtroumpfsbleué)... enfin quelques instants et puis mon thorax s’est à nouveau retrouvé comprimé de l’intérieur par un vide étouffant.
Voilà, j’ai récidivé dernièrement… Nous sommes dans la même année d’étude. Je n’en dirai pas plus sur elle, se serait vous en dire sur moi (il est évident que chacun de vous tient une liste d’informations sur les participants de ce forum, dans l’unique but de se protéger ou de faire du chantage si l’opportunité se présentait) et pire je vous soûlerai (encore plus) d’un amour qui se repend pour une autre. Je me suis voilé la face durant la période où j’ai eu la chance de la côtoyé de prés (concentre toi sur tes études, les relations amoureuses ne t’ont pas réussi, tu verras après, gnagna, gnagna…), lorsqu’on travaillait au même endroit, on a eu des échanges sympathiques, ne laissant rien transparaitre de plus d’un côté comme de l’autre (quel imbécile !). Elle m’a gracieusement flatté de la manière dont je me comportais avec mes interlocuteurs (notamment « professionnel »), hébété, je l’ai remercié mais c’est plus tard que j’ai compris ce qu’elle avait en partie reconnu chez moi, quand j’ai constaté à quel point elle pouvait être honnête, vraie, enveloppant dans une douceur peu commune des personnes bonnes mais malchanceuses (moi y compris ?) qui en auraient répugné plus d’un. Je fondais. Le voile est tombé le jour où nous nous sommes quittés sans avoir été particulièrement ensemble, avec tout de même des moments tous les deux seuls. 2 mois après quand les cours ont repris, elle me paraissait inaccessible : amis différents, etc… (le etc est pratique), j’en suis devenu malade.
Ma motivation ingénue de lui dire après un seul rendez-vous qu’elle me « plaisait » (mais lui épargné le « je t’aime »… suscitant autant d’attrait qu’un bouquet de fleurs fanées) prend sa force dans mon (in)expérience personnelle et encore moins valide, une hypothèse :
- se rapprocher doucement à pas feutrés n’a jamais diminué la distance entre l’amour et l’amitié.
- se priver de l’être aimé, c’est de la lâcheté comme de se punir rigoureusement soit même de peur que l’autre le fasse alors que d’ailleurs il ne pourrait pas faire pire, car le pire c’est bien cette tentative veine d’injection de justice dans un univers infini et sans loi.
Bref, après l’avoir poursuivi à la sortie d’un cours (elle ne l’a pas vu et l’essoufflement ne devait pas être trop perceptible), je l’ai invité à boire un verre, elle a été surprise et a accepté. On a discuté de sujets qui nous tiennent à cœur et ri aussi, j’ai surtout posé des questions pour mieux la connaître (ce n’était pas non plus un interrogatoire). Je l’aime, quand elle parle de ce qui lui plait, ces yeux se mettent à briller d’une lumière intense et voluptueuse qui transcende chacune de ses paroles et me réchauffe sans m’être pour autant destiné. Dans un silence je me suis lancé, je lui ai dit qu’elle me plaisait (vous imaginez bien que je ne lui ai pas exprimé aussi sèchement). Elle n’a pas fui, elle ne m’a pas congédié, elle était une fois de plus étonné et m’a demandé ce que j’attendais d’elle. « Rien d’extraordinaire, juste de l’honnêteté », (fallait oser… pourquoi ne pas lui demander de me jeter aussi le contenu de son verre à la figure pour me désillusionner) Elle ne m’a pas dit jamais, elle ne m’a pas dit peut être… Je me suis senti lourdaud (je l’étais déjà…) quand je lui ai demandé si elle était partante pour une future ballade en vélo, roller (elle est sportive) avec mes amis qu’elle connaît un peu. Ce n’est pas ce qu’on appel de la séduction sans filet. Elle a dit oui. Avant de se quitter, elle m’a demandé depuis quand elle « m’intéressait » et j’ai satisfait sa curiosité, je me suis un peu plus livré. Pour finir, le pompon, nous sommes désormais en période d’examen.
Votre pronostic ? Au bout de combien de temps casaque bleué mulet d’amour va-t-il mordre la poussière ? (C’est déjà fait ?)
P.S : Quand je suis malheureux, que j’ai besoin de me vider, je laisse un message ici et je repars un peu plus léger, sans m’inquiéter de la lourdeur du fardeau abandonné car il n’embarrasse pas plus ceux qui sont prêt à le déballer que ceux qui s’en foutent silencieusement en passant à côté (au pire je participe à la biodiversidébilité). Merci de votre respect jusqu'à maintenant. |