cas clinique à expertiser Bonsoir à tous, je suis un garçon de 24 ans qui a besoin de crier. Voici ma conception de l’amour et je crois qu’elle va me tuer. Le texte qui va suivre, je l’ai commencé dans la fin d’après midi et je le termine par cette intro avant de le poster. Je suis à bou et lui il est surement bourré de fautes d’orthographe, de tournures incorrectes, c’est ma spécialité alors que je sais que les idées sont intiment liés aux mots qui les expriment et qu’on se doit de les rendre aussi claire que possible si on veut les partager. Il y’à même un risque que vous compreniez parfois le contraire de ce que je voulais exprimer mais je vais le laisser dans cet état, çà ne fera qu’illustrer un peu mieux le désordre de ma pensée, si je les corrige je serai tenté de changer certaines choses… Et vous faire attendre, se serai comme cacher mon fourbi dans les placards, sous le lit, tandis que vous tapez à la porte à l’heure précise où je vous ai demandé de m’aider à ranger. J’ai surement besoin d’entendre des choses que vous avez déjà écrit à d’autres, ce que mes amis, ma famille auraient pu aussi me dire mais je ne préfère pas leur en parler.
L’amour c’est un pied de nez à la raison, une balle perdue qui vous transperce le cœur, là où le meilleur tireur n’aurai pas su vous toucher. Je ne veux pas que l’amour soit un choix ni une opportunité, je veux qu’il me foudroie sans autre formes de procès. Je ne veux pas de ces amours arrangés, dont le simple fait de l’énoncé me répugne. Ces semblants d’amours qu’on concède parce qu’on est désespérait, que l’on forge dans une débauche d’étincelles aux yeux du monde pour se persuader qu’il est vrai. Parfois même il faut des années, le temps que l’espoir d’un amour fou ne se soit évaporer, alors on accepte qu’il soit raisonné, après tout si on fait le bilan, une addition d’année est toujours positive. L’autre me convient bien si l’on est toujours ensemble. C’est peut être çà l’amour, l’amour serait l’habitude, une bête en cage qui par usure se laisserait apprivoiser. Quand tout espoir est perdu pourquoi ne pas attendrir nos joailliers. On se laisse caresser et on prend finalement du plaisir à lécher là ou on aurait mordu sauvagement lorsqu’on était encore le plus voraces des carnassiers. Non ! Ne jamais se laisser domestiqué, je préfère être l’esclave d’un amour impossible que l’autre à réprimer que de me tromper et devenir le complice d’un amour arrangé, si l’autre ne veut pas m’aimer alors je souffrirai à la hauteur de mes espérances éventrées et étirées.
En réalité, on vie une époque désenchantée, même cet amour là n’est plus d’actualité. On se contente d’être avec quelqu’un pour partager, combler son quotidien. C’est mieux de se retrouver le matin face à un autre visage que son oreiller, de voir 2 brosses à dent à touche- touche dans le gobelet, de regarder l’autre et oublier que 2 personnes simplement à proximité se définissent plus par le vide qui les sépare que l’événement qui les a rapprocher. C’est une facilité, un palliatif que certains prennent tôt, quand on ne peut plus se supporter autant se charger du poids de quelqu’un d’autre pour qu’il s’ajoute au sien et que l’on s’imagine par conséquent plus léger. Je ne veux pas devenir un animal domestiqué, je ne veux pas me bercer dans les bras d’une surnu-mère-aire.
L’amour peut être caractérisé par une trippotée d’adjectif aussi interchangeable qu’hypocrite mais qui peuvent tout de même lui aller quand il est partagé : noble, beau, merveilleux... Je n’ai plus envie de le qualifier, une seule distinction m’apparaît, l’amour muet et l’amour partagé. Je ne connais que le 1er, celui que l’on n’ose pas exprimer du tout ou tel qu’il est. J’ai du tombé amoureux plusieurs fois et il ne s’est rien passé, je suis resté seul à le contempler. En fait, je n’ai jamais pu confronter ma représentation de l’amour à la réalité de l’autre, ou par des chemins détournés, mais je ne l’ai pas éprouvé. Dans ces conditions on peut tomber plusieurs fois amoureux comme on tombe du haut d’un échafaudage en se brisant les reins un peu plus à chaque planche traversée et alors l’amour devient une maladie sans remède fait de rechute à la volée. Pour moi l’amour est une attraction irrésistible, qui met naturellement 2 êtres à porter sans un mouvement ni un mot forcé. Je dois être trop lourd.
Qu’est ce qu’il reste pour me soigner ? Comment devenir plus léger ? Devenir frivole, je pourrai séduire la 1ére venue, après tout je suis un homme, et certaines filles ne cherchent pas plus qu’un coup pour une soirée tout comme moi si j’y venais. Je pourrai faire l’amour avec elle, une baise entendue, çà me permettrait peut être mieux de cerner l’amour, par l’absurde, pour voir ce qu’il n’est pas et puis profiter d’un flottement pour le réduire à sa composante mécanique brute sans magie, ne serrer qu’un corps. Pire, me laisser abusé, croire un instant que dans l’acte sexuel tout se confond, que de forniquer avec n’importe qui s’est invoquer l’amour, comme un droit sacré. C’est vrai que l’illusion vaut autant que le vraie pour un néophyte qui se fou d’être berner. Non ! Je ne me laisserai jamais glissé vers les travers que je viens de décrire, j’en mourrai de fierté, plutôt crever vierge et pourrie comme un fruit mûr oublié dans un verger. Je ne serai pas cueilli par la 1ére main ouverte, secouant négligemment l’arbre à la recherche d’une pauvre pomme prêt à vaciller.
Pendant ce temps, que devient l’être aimé ? Je laisse au hasard que je haie le soin de nous faire nous rencontrer. Puisqu’elle ne m’aime pas, sinon tout ne serait pas si compliqué, je prends maladroitement la conversation en main au lieu de prendre sa main tendrement et j’étouffe le seul langage qui exprime ce que ressens pour elle mais que je ne suis pas digne de parler. Je joue une comédie qui doit avoir son efficacité, je suis sûr qu’à aucun moment elle ne sent que chaque banalité que je prononce me déchire la cage thoracique mais ne découvre pas mon cœur qui reste emprisonné. C’est une agonie sadomasochiste et pathétique de mourir juste à côté de ce qui nous tue tout en lui cachant, on se donne l’impression de gérer, comme si l’amour était le seul capital qu’on laisserait se dilapider sans sourciller. Belle farce publique, mais dans le privé ne rien me voiler, ni feindre l’indifférence, tout cacher à elle pour ne pas l’indisposée mais jamais à moi, laissé la plaie à vif, ne pas la panser, qu’elle s’étende et me bouffe tout entier. Que chaque moment de ma vie s’accompagne de cette douleur masquée. Crier intérieurement, même si ce n’est que dans mon crâne que ça résonne, jusqu’à me percer les tympans et n’entendre plus que mon cœur déréglé.
Peut on, lorsqu’on croit que l’être aimé est inaccessible, tout lui caché ? Quelque chose doit bien transpirer ? Comme d’un corps malade dont toutes les plaies suintent d’un pu inconvenable, même le bandage juste posé se gorge de ce liquide qui ne cesse de s’écouler et se confond instantanément avec celui qui vient d’être enlever. Ce liquide qui se repend au sol comme une flaque de pisse incontrôlée, l’impuissance d’un mourant incontinent et vaniteux qui dans un dernier élan tenterait de séduire par la pitié l’infirmière à son chevet. Je n’en veux pas non plus. Je préférai mourir dans mes linges trempés, sans aucune assistance, dans la déchéance la plus précaire, devenir plus déguelassement mort qu’un cadavre décomposé qui lui acquiert une certaine noblesse une fois que l’os apparaît sous les derniers lambeaux de chaire que les vers partagent. Plutôt ne plus la voir que de me déguiser en momie.
Ou alors au lieu de toutes ces simagrées, pourquoi ne pas lui avouer simplement ? Là fixer dans les yeux et lui dire que je l’aime. Quelle retour amèrement merveilleux elle m’accorderait dans ses yeux surpris et courroucés, comment peut on oser prononcer ces mots que l’autre n’attend pas, bâfrer son amour comme une paire de gifle, le dénaturer, le rendre commun, si tout le monde osait dire à l’autre qu’il l’aimait alors les personnes merveilleuses resteraient enfermés dans des hautes tours sans escalier de peur d’être harceler. Vous me direz, aimer, c’est s’exposer. De mon côté, quand je sens que ce n’est pas partagé, je garde tout pour moi, comme un trésor incommensurable devant rester secret car il rendrait la richesse du cœur banale à en crever. |