Elle te croyait fort… Mais toi ? Toi… Te crois-tu fort ? As-tu été fort un jour ? Que te reste t’il de cette force passée ? Réponds donc à cette question autrement que par des regrets. Et dis toi bien que c’est dommage. C’est dommage parce qu’au pire moment, au moment où tu dois lutter, tu constates que tu n’es plus capable, que tu as baissé depuis longtemps tes armes de séduction, d’envies, de désirs et de folie douce aussi. Pire, tu donnes à l’autre le spectacle de ta déchéance et par cela, tu achèves de briser l’architecture de votre équilibre commun. Alors, je ne peux pas te souhaiter bon courage parce qu’il n’y a pas de courage à avoir pour être fort. Il faut de l’envie, il faut ne pas douter et surtout, au plus juste, il faut avoir conscience de sa force, même en ruine parce que c’est dans cet équilibre de force, dans ces parcelles d’énergie qu’il te reste que s’inscrivent les rapports humains, dans un équilibre et une acceptation tacite de dominance. Tu as été fort mais tu as méprisé le temps et maintenant le temps vient te demander de rendre compte et ces 21 ans ne sont plus un atout mais un poids énorme, une armure pesante dans laquelle tu t’es engoncée jour après jour, une armure d’apparat, celle du chef de tribu, celle qui te donne une importance mais aussi une force factice. Rappelle-toi du début. Rappelle-toi de ton entrée dans l’arène des sentiments. Rappelle-toi comme tu étais nu et comme tu l’as conquis à la pointe de ton désir. C’est cette force que tu dois retrouver, c’est cette force qu’elle a trop attendu et pourtant qu’elle demande encore. Et change de pseudo, il te va trop bien.
__________________ Tout l’or du monde est dans tes yeux, dommage. |