Discussion: Suicide
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Vieux 15/02/2007, 18h00
Vick Vick est déconnecté
 
Date d'inscription: novembre 2006
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Bonjour !
Ma réponse est oui. Et si je ne suis pas passée à l'acte c'est justement à cause des autres qui souffriraient de mon geste, culpabiliseraient, etc. Et comme je leur en ai voulu à tous de me retenir par leurs attentes tacites !!
Est-ce que l'égoisme n'est pas aussi là, dans le fait d'en vouloir à ceux qui passent à l'acte, pour l'impuissance qu'ils nous renvoient ? Ha on croit à présent qu'on aurait pu les aider et on leur en veut parfois inconsciemment de pas nous avoir appelé. Mais tout est là, on n'a pas été fichu de voir leur détresse. Mais quelqu'un qui se suicide en général a donné tous les signes qu'il a pu, au moins à ses yeux, et la réponse ou non qu'il a eu l'a gardé dans cette idée.

Réponse classique : la vie vaut le coup d'etre vécue ! Tu verras le soleil brillera demain ! Désolée, mais de telles banalités ne servent à rien, sinon à laisser croire qu'on trouve l'autre trop simplet, comme si il n'avait pas essayé, avant, d'y croire.
Imaginez vous dans un cercueil noir, complètement clos, bourdonnant et oppressant. Vous savez que d'autre en sont sortis, mais vous depuis des années vous vous ereintez à chercher la solution à ce casse-tête qui emprisonne votre vie. Pourquoi encore chercher des années ? Pourquoi ne pas plutot s'endormir et être enfin tranquille.
Je pense que les paroles d'espoirs sont inutiles face à quelqu'un qui n'en a plus. Tout n'est que chimères, rêves inaccessibles et épuisants. Et on ne regrette pas ce que l'on ne connait pas, ou ne va pas connaitre (le crédo qui mis en rogne tous les défenseurs de l'Espoir lol).

Maintenant que j'ai laissé déborder ma rancoeur envers les gens qui ne prennent pas le mal-être au sérieux, et ne savent que parler d'espoirs désespérants, je vais contre-balancer ma prise de position, car loin de moi l'idée d'encourager les gens au suiscide

Cet exemple est entièrement personnel et ne fait donc pas du tout une généralité. J'étais malheureuse "sans raison", je me sentais juste, au fil des ans de plus en plus inutile. Et malgré des périodes de bonheur, rien n'étais assez fort pour me redonner une estime durable de moi-même. Je ne sais même pas comment je suis là aujourd'hui. Des évenements se sont enchainés pour me pousser chaque jour, puis quelqu'un m'a pris par la main et m'a aimé et fait l'aimer au point de vouloir faire des choses avec lui, des choses qu'il faudra des années pour réaliser. Au passage, j'ai appris à me donner d'autres buts, pour m'occuper et me donner les moyens de donner vie à mes désirs. Histoire d'équilibrer, à mesure que je me voyais un avenir, j'ai commencé à me débarasser des esprits du passé avec une aide extérieure. Et peut-etre qu'aujourd'hui, si je me retrouvais seule, je saurais que je peux aider quelqu'un et lui donner envie de faire de grandes choses ensembles. Peut-être...

Quoiqu'il en soit, si je découvrais un ami "au bout du rouleau" de cette façon, j'aimerais le prendre sous ma petite aile. Et plutot que de lui parler des beaux jours à venir, je lui demanderais de m'aider, je lui donnerais des responsabilités, je lui ferais faire n'importe quoi où il puisse se rendre utile, je l'emmenerais vers les lieux les plus à même de lui montrer la beauté du monde, mais aussi le besoin que peut avoir de lui ce monde. Et on chercherait le lien qui le rattache à cette terre, l'objet, la personne, le but qui lui donnerais l'envie que le lendemain arrive. Il faudrais sans doute aussi qu'il trouve le lien qui le tire hors de la vie...
Je suis pleine d'utopies aussi, je le sais. Pour moi, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, mais pour peu qu'on s'y trouve un (même petit) objectif, autant l'atteindre avant de partir.
Réponse avec citation