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Vieux 16/01/2007, 23h25
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Je n’ai pas déterminé de traits de caractère. Tu paraphrases Vick dans ce qu'elle dit de plus erronné. J’ai dis que tu avais écris une connerie. Dire que l’on ne s’intéresse pas à l’amour pour signifier que l'on est hors l'amour est une connerie. L’amour n’a pas besoin que l’on s’intéresse à lui pour s’intéresser à vous. Tant qu’à poster long, autant être précis sur les termes, cela évite de revenir en deuxième semaine pour se justifier. J’ai écris à dessein "apathique" en sachant pertinemment que tu n’es pas insensible à tout mais j’ai voulu stigmatiser chez toi cette manière de se placer dans un flux à sens unique de toi vers les autres. Aujourd’hui, tu as cette attention, ce retour de perceptions qui s’est manifesté par un manque. Ne t’es-tu jamais imaginé qu’une fille ait pu, pendant cette période de "désintérêt", tomber amoureuse de toi et donc que tu aies déjà eu des histoires amoureuses que tu n’aurais pas su lire par manque d’attention. Tu as raison cependant, j’ai oublié que la chronologie étudiante se faisait en repères scolaires et qu’il est plus aisé de dire en terminale qu’à 17 ans.

Pour le reste, il y a l’être et le paraître. Je me mets à la place de la demoiselle et à sa place, cela ressemble à ça : "racoler la fille pour décrocher le plus vite possible un n° de téléphone". Coup de bol, réflexe de Pavlov, irreflexion : elle te le donne, tant mieux. Ton but, je l’ai compris, est noble mais la manière dont tu t’y es pris ressemble furieusement à ce que j’ai écris. Si tu te sens capable de faire ensuite la différence dans le face à face, c’est une bonne chose mais, comme tu l’as constaté, on n’est jamais à l’abri d’un événement imprévu (une contrainte de temps en l’occurrence), d’un contretemps fâcheux qui empêchera d’avoir toute latitude pour mener à bien sa démarche amoureuse, du hic qui fera que c’est la première impression qui restera et que ce sera la mauvaise.

Si tu me souffles le terme "être une merde" je le retiens puisque tu insistes pour me résumer mais je pense plutôt que tu n’as pas réfléchi. Que si tu avais su à ce moment dans quel trouble et quelle expectative douloureuse te plongerait cette "relation" ou plutôt ce manque de relation, tu aurais certainement choisi un autre lieu, une autre approche et réfléchi soigneusement à l’importance de cette première rencontre. J’appelle cela de la paresse quand on s’imagine que l’on peut cueillir ainsi les moments les plus forts de sa vie avec la même nonchalance et la même facilité que l’on met à dire bonjour à sa boulangère le matin. Dans la frénétique envie qui nous mord, on pense toujours à l’échec immédiat, au refus rapide qui tombe comme un couperet mais on ne mesure pas l’importance des lieux, des symboles, de l’ambiance. L’attention portée à l’autre commence à ce moment là. Une rencontre doit (quand on le peut) être vécue exactement comme un acte sexuel, avec envie bien sûr, spontanéité également, frénésie intérieure également mais dans la plénitude et cela, tu pouvais le préparer.

Je pense également que la distance n’est pas un problème immédiat dans une relation naissante. Parce qu’elle laisse une possibilité énorme, non négligeable de sens et d’impact, c’est de faire le chemin jusqu’à elle, d’effacer ces soixante kilomètres d’un coup, de s’arranger pour la voir ou même simplement qu’elle sache que tu l'as fait. C’est l’occasion de faire un geste fort et de mettre facilement sa volonté en vitrine. Je pense qu’ensuite MSN s’ouvre comme par magie... Quand à la question de la timidité, elle tombera d’elle-même comme un fruit mûr. Elle sera même une gravité qui fera tomber ce fruit encore plus vite dans ton panier. La timidité n’est un obstacle que lorsqu’elle se mire dans son propre reflet, ce qui ne semble pas être le cas.
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Tout l’or du monde est dans tes yeux, dommage.
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