Je dirais que ceux qui te conseillent de te battre pour le récupérer sont de mauvais payeurs, de ceux qui pensent que l’on peut s’élever en faisant preuve d’une abnégation aveugle. Qui a t’il à récupérer ? Quelques baisers déposés sur le trottoir ? Un moment de chaleur humaine, (trop humaine) entre une femme et un homme ? Est-ce que tu peux aujourd’hui t’armer de ces instants versatiles pour monter à l’assaut d’un homme qui ne compose pas dans le même registre que toi, qui n’est pas dans la même sphère de sensibilité que toi ? Tu n’as pas d'arme, pas d’armure pour lui faire face, morwen. Tu es certainement vraiment amoureuse mais de quoi ? D’un homme ou d’une atmosphère, d’un abandon, d’un si nouveau pour toi que tu attendais malgré tout sans te le dire, d’un besoin de tendresse, de mots, de souffles. Tu récoltes maintenant les fruits de ce tumulte, de cette vague de force qui s’impose d’elle-même quand on rencontre, non pas l’amour mais ses prémisses, les sentiments troubles, flous et un peu fous d’un vertige des sens. Ton récit est détaillé, chronologique, sans concessions. Tu te dois donc d’adopter la même saine lucidité et d'en tirer tes propres conclusions. Il est peut être simplement temps d’avoir envie de quitter cette traversée de la vie en solitaire, de te dévoiler, de savoir dire et de le chercher l'homme, le tien. Pour toi, uniquement toi.
__________________ Tout l’or du monde est dans tes yeux, dommage. |